Francophonie : le Cambodge «fier de faire partie de la famille»

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Patrice Burel, Khieu Kanharith et Tidiane Dioh. ©ALG
Lors de la réunion de la Commission du Fonds d’appui à la presse francophone du Sud à Phnom Penh, les organisateurs ont mis l’accent sur la promotion de la diversité et de la liberté d’expression.
Le gouvernement cambodgien a réaffirmé son attachement à la francophonie, mercredi 14 octobre par la voix du ministre de l’Information Khieu Kanharith, qui s’est dit « très sensible » au choix du Cambodge pour la réunion de la commission du Fonds d’appui à la presse francophone du Sud.

Regrettant que le paysage audiovisuel francophone du Cambodge soit réduit à sa plus simple expression, il a évoqué le projet de diffusion d’informations en français destinées à la diaspora, tout en rendant hommage aux publications francophones présentes au Cambodge.

Patrice Burel, directeur régional Asie Pacifique de l’Organisation internationale de la francophonie, a ouvert la réunion en rappelant l’attachement de la francophonie à la liberté d’expression et à une information « sans tabou », tout en soulignant les difficultés liées à la faible importance numérique du lectorat francophone.

Une rencontre d’experts sera organisée l’an prochain pour réfléchir à la situation de la presse francophone en Asie du Sud-Est, réunissant des représentants des médias du Cambodge, du Viêtnam, du Laos et de la Thaïlande, qui a obtenu l’an dernier un poste d’observateur à l’OIF.

Le Fonds d’appui à la presse francophone du Sud, initié en 1998, est destiné à consolider les entreprises francophones « dans une perspective de développement à long terme », indique le communiqué de presse de l’OIF. 

Environ 120 entreprises de presse ont déjà bénéficié de ce Fonds d’appui qui leur a permis d’ « acquérir du matériel informatique, des instruments de reportage » ou de « développer un site Internet ou un système de gestion informatisé de leur documentation ».

« Ce Fonds attribue des subventions sur des critères précis : les journaux candidats doivent exister depuis au moins un an, présenter le dernier exercice budgétaire, ne pas appartenir à un parti politique ni à un groupe religieux », indique Tidiane Dioh, responsable du programme médias à l’OIF.

Interrogé sur les conséquences de la crise économique sur les journaux francophones, celui-ci a indiqué que les budgets avaient « tendance à diminuer », et que la presse francophone subissait des difficultés à l’image de celles rencontrées par les autres  médias.

La réunion s’est déroulée en présence des ambassadeurs de France et du Viêtnam, ainsi que d’un représentant de l’ambassade du Laos à Phnom Penh. Les experts chargés d’examiner les demandes d’accession à ce fonds, professionnels de l’information issus de toutes les régions francophones, étaient également présents mercredi 14 octobre.
 

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