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après les variants, des recombinants SARS-CoV-2 ont été détectés

Cela devait arriver. Après les variants les plus transmis, puis ceux qui limitent l’efficacité des vaccins, voici les virus «recombinants» du SRAS-CoV-2. Ces nouveaux venus sont, comme les précédents, des moyens d’augmenter la diversité génétique du virus, et ainsi d’obtenir des comportements différents plus adaptés à leur environnement. Ce sont en fait des chimères, constituées de deux segments de génomes réunis et empruntés à deux lignées différentes de SRAS-CoV-2. Ou comment faire un virus sur deux.

Comme pour les premières variantes, l’avis est venu du Royaume-Uni. L’équipe en charge du séquençage et de leur analyse, le consortium COG-UK, a révélé sur le site spécialisé Virological.org, Mercredi 17 mars, les onze premiers recombinants de la jeune histoire de ce virus, répartis en quatre groupes, chacun avec deux ou trois représentants identiques. Quatre autres recombinants “putatifs” présents en une seule copie sont également décrits.

Tous ont des bits de séquence du variant identifié fin 2020 en Angleterre, nommé “B.1.1.7” ou “501Y.V1”. Le reste est composé de deux “anciennes” lignes, comme vous le souhaitez. Début février, une première alerte a été émise par les États-Unis lors d’une conférence rapportée par le magazine Nouveau scientifique, concernant un colleur d’une variante «anglaise» avec un autre local, mais sans confirmation depuis.

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“Échantillons de recombinaison intergomique”

La nouvelle n’est pas une surprise pour Hubert Laude, vétérinaire à la retraite, pionnier de la recherche sur les coronavirus. [Ce] sont des champions de la recombinaison intergénomique “, note-t-il, rappelant que les chauves-souris abritent, sans risque, de nombreux coronavirus, qui aiment se recombiner en leur sein pour acquérir de nouvelles fonctions.

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Ces recombinaisons ont lieu lorsqu’une enzyme, la polymérase, “lit” le brin d’ARN viral et s’y attache pour le copier. Ce processus peut mal tourner, avec une polymérase ralentissant, s’arrêtant et prenant un autre brin à copier, ajoutant cette nouvelle séquence à la précédente.

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«Le SRAS-CoV-2 a un génome plus long que les autres virus, ce qui augmente les risques d’accidents. Sa polymérase est également moins “tendue” sur les fils “, ajoute Bruno Canard, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l’Université d’Aix-Marseille.

Recombinaisons fréquentes

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Delphine Perrault

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