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Au Danemark, les carcasses de milliers de visons enterrés en masse refont surface

Vison d’élevage tué le 6 novembre 2020 en raison d’une mutation de coronavirus au Danemark. – Mads Claus Rasmussen / AP / SIPA

Vision d’horreur. Le pays a choisi de se débarrasser d’eux rapidement pour combattre Covid-19, mais il est également mort et les a enterrés objectif nous en parlons encore. Dans une fosse commune de l’ouest du Danemark, des cadavres d’animaux remontent à la surface sous l’effet des gaz putréfiants, quelques semaines après avoir été enterrés.

Le phénomène s’est produit sur un terrain militaire à proximitéHolstebro (ouest), dans l’un des charniers de fortune pour enterrer l’impressionnante masse d’animaux abattus, selon des images diffusées par la télévision publique DR.

Cadavres à seulement un mètre de profondeur

Élevées du sol sous la pression accumulée des gaz en décomposition, les carcasses de vison ne sont plus couvertes que par une fine couche de chaux et de sol très sableux, ce qui selon la police locale aurait facilité le phénomène.

Des milliers de cadavres de visons d’élevage, tués en raison d’une mutation de coronavirus, enterrés près de Holstebro au Danemark le 12 novembre 2020. – Morten Stricker / AP / SIPA

Dans un communiqué, le ministère de l’Environnement et de l’Agriculture a déclaré que les visons sont couverts par un mètre et demi à deux mètres de terre. Mais selon DR, ils n’avaient qu’un mètre de profondeur dans ce champ.

Pollution d’un lac à craindre?

“L’Etat joue avec notre nature et l’utilise comme décharge”, se plaint Leif Brøgger, conseiller municipal de Holstebro, cité mercredi par le journal Jyllands-Posten. Les animaux de resurfaçage ont également été enterrés à 200 mètres d’un lac, soit 100 mètres plus court que recommandé. Ce qui soulève des inquiétudes à ce sujet la pollution le phosphore et l’azote, auxquels les autorités ont promis de remédier.

Pour le ministère, la réapparition des carcasses est “un problème temporaire lié au processus de décomposition des animaux”. «La zone sera surveillée 24 heures sur 24 jusqu’à l’installation de clôtures (…) et les visons morts sont régulièrement recouverts de terre», a-t-il dit.

Les photos et les vidéos ont suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, un utilisateur de Twitter appelant 2020 «l’année des visons tueurs de zombies mutants».

Début novembre, le Danemark a annoncé qu’il abattrait son énorme troupeau de plus de 15 millions de visons, en raison d’une mutation problématique du coronavirus à travers ces mustélidés qui pourraient, selon des études préliminaires, menacer l’efficacité du futur vaccin pour l’homme.

Deux semaines après avoir tiré la sonnette d’alarme – et au milieu d’une crise politique due à l’absence de base juridique de la décision – le gouvernement a conclu jeudi que cette menace potentielle pour les vaccins humains était “probablement éteint”, en l’absence de nouveau cas détecté. Le ministre danois de l’Agriculture, coincé dans cette affaire,
résigné 18 novembre dernier.

Selon le dernier rapport, plus de 10 millions de visons ont déjà été tués.



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Benoit Béringer

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