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car la divulgation des chiffres des personnes vaccinées en France est controversée

Une campagne pleine d’embûches pour l’exécutif. Les données de vaccination Covid-19, initialement accusées d’être ridiculement basses, jettent désormais le doute sur leur opacité. Diffusé en petites quantités par le ministre de la Santé lui-même, comme le Le 7 janvier sur Twitter ou lors de conférences de presse, le nombre de personnes vaccinées en France reste en vigueur pour les abonnés absents de Panneau de configuration détenu par Santé publique France.

Les derniers chiffres connus proviennent de Compte Covid-tracker, détenu volontairement par l’informaticien Guillaume Rozier: le 9 janvier, 93 000 personnes avaient été vaccinées en France. Ces données “non lié” provenir de “Ministère de la Santé”, spécifie le24 ans, ingénieur en informatiquesur son compte Twitter. Interrogé par franceinfo, il a affirmé avoir gardé ces chiffres, comme précédemment dévoilés, du bureau d’Olivier Véran. Une communication “ni confirmé ni démenti par le ministère”, relation Le Figaro.

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Une telle pratique soulève des questions. “C’est assez problématique d’un point de vue démocratique”, ample Edouard Mathieu, responsable des données du site Notre monde de données (en anglais). Il n’est pas le seul. Plusieurs journalistes et politiciens soulignent que la communication des données de vaccination n’est pas claire.

Avec le lancement de la campagne de vaccination Covid-19 le 29 décembre, un système de suivi dédié a dû être mis en place. Mais deux semaines plus tard, l’appareil n’est toujours pas opérationnel. “C’était le bordel, partout, dans presque tous les pays”, relativiser Edouard Mathieu. Le tableau de bord des vaccinations proposé par Our World in Data présente donc des lacunes temporelles dans les données. “Très peu de pays ont commencé à organiser le système à l’avance pour augmenter le nombre de personnes vaccinées, il y a donc eu le hoquet.”

“Il y a des pays qui le font relativement bien”, explique ce spécialiste des données ouvertes. L’Italie en fait partie, mais d’autres pays ont opté pour des méthodes plus transitoires: “En Allemagne, nous avons un portail sur lequel nous avons des fichiers Excel, c’est un peu fait à la main, mais cela nous suffit.” Quant à Israël, les chiffres y “ils sont fournis par le ministre de la Santé, qui les publie directement sur Twitter”. UNE chaque bref, sa méthode de comptage et de publication, dictée en partie par des difficultés techniques.

Comme au printemps, lorsque vous configurez le reporting des données de contamination Covid-19, vous devez créer un fichier réseau qui permet de différer les données à l’échelle nationale. Ce qui prend du temps: “Je comprends parfaitement qu’il existe des difficultés techniques, explique Edouard Mathieu, Plus La France se distingue par le fait qu’il n’y a pas de divulgation publique de ces chiffres. Il y a des chiffres qui sont fournis de temps en temps et c’est tout “, regrets.

Certaines données locales sont déjà disponibles car publiées par les agences régionales de santé. C’est le cas des vaccinations effectuées dans les Hauts-de-France: “En cumul, 7 677 personnes ont été vaccinées dans la région depuis le début de la campagne de vaccination “, au 10 janvier, l’agence rend compte de son lieu. Transparence qui fait défaut au niveau national.

“On me dit tous les jours que demain ira bien.”

Edouard Mathieu, expert en informatique

vers franceinfo

Comment expliquer ce retard? Interrogé par franceinfo sur la date de publication des données de vaccination, Santé publique France précise que le système Le 4 janvier, le programme de suivi de la vaccination Si-Vac a été lancé, qui consiste à déclarer des données anonymes, mais il faudra encore attendre quelques jours avant d’accéder aux données consolidées: «Pour produire les indicateurs, nous avons besoin d’un retour d’information efficace de toutes les données vers nos systèmes, qui est en cours et qui nous permettra, après consolidation et intégration dans nos modèles, de produire les indicateurs de suivi. La vaccination, qui il sera également accessible sous forme de données, en données ouvertes “.

Et quoi “délai d’allumage”, comme on peut comprendre Guillaume Rozier, interrogé par franceinfo, le manque de transparence à cet égard soulève des questions. Le jeune ingénieur explique qu’il a lui-même commencé à compter le nombre de vaccinations en scannant des articles dans la presse régionale, avant d’être contacté par le ministère de la Santé: «Au bout de quelques jours, le ministère m’a contacté en me disant:« Vos chiffres ne sont pas à jour, mais si vous le souhaitez, nous pouvons vous donner les chiffres dont nous disposons. »Évidemment, j’ai dit oui et c’est làils m’ont donné ou leur ont demandé les chiffres tous les deux, trois jours “.

Le nombre de vaccinations publiées est rond car il provient d’un estimation relativement bonne faite en appelant “, explique, autrement dit grâce à l’attrait des différentes structures locales impliquées dans la campagne de vaccination. Cependant, rien ne prouve que ces chiffres soient vrais. “Publié”, souligne Edouard Mathieu. C’est pour cette raison que la dernière mise à jour des données françaises du tableau Notre Monde en Données se termine le 8 janvier. “J’ai vu les données de Guillaume, mais nous nous en tenons à ce que nous avions. Notre objectif est de ne récupérer que les données officielles et de relier nos sources et, dans cette situation, nous ne pouvons pas faire cela. Depuis qu’il est fermé, le gouvernement il pourrait très bien changer son décompte demain et dire que ces chiffres n’étaient pas bons “, Il explique.

Cette chaîne privilégiée et sombre a été critiquée par l’équipe modéliser l’épidémiologie et l’évolution des maladies infectieuses liées au CNRS, qui y voit une “copinage”.

“Un collectif de citoyens sur les vaccins [“collectif de 35 citoyens” chargé d’accompagner la stratégie de la France] , pourquoi pas … mais la première transparence est facile: il publie les données de vaccination tous les soirs sur l’application #TousAntiCovid “, aussi Souligné dans une tweeter Le sénateur Patrick Kanner.

Cette opacité vient de finir de convaincre Guillaume Rozier, heureusement élu au ministère, pour renoncer à cette communication privilégiée: “La raison principale est que je fais campagne pour l’open data. Je suis convaincu que ces données doivent être publiques”, explique-t-il à franceinfo. Le fondateur de Covid Tracker a annoncé sur son site Internet le lundi 11 janvier que son outil VaccinTracker ne serait pas “désormais mis à jour uniquement avec les données publiques officielles, dès que celles-ci sont disponibles”. le il nie cependant vouloir faire pression sur les autorités sanitaires pour les forcer à accélérer la divulgation de ces chiffres.

En attendant la création d’un système complet de données consolidées, le gouvernement peut déjà être transparent “par exemple en publiant les données sur le compte Twitter du ministre de la Santé”, suggère Edouard Mathieu. Une solution imparfaite, mais qui aurait l’avantage d’être plus transparente et compréhensible.

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Delphine Perrault

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