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car la Dordogne connaît un pic inquiétant

“La Dordogne connaît un sommet sans précédent, avec une montée verticale. On ne voit pas de descente ni même de plateau pour le moment.” Benoît Elleboode, directeur de l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine (ARS), en visite à l’hôpital Vauclaire de Montpon ce mardi 2 février, a pu confirmer les mauvais chiffres du département pour le coronavirus.

Les admissions ont atteint 140 personnes le lundi 1er février, avec six autres décès en 24 heures. Il le met en perspective au niveau national: «Le taux d’incidence, 275 cas pour 100 mille habitants en Dordogne, est le plus élevé de Nouvelle-Aquitaine avec celui des Deux-Sèvres. Mais il est plus faible que dans certains départements où il atteint 500. à 600. “Une analyse confirmée quelques heures plus tard par de nouvelles données de Santé publique France: 144 hospitalisés (plus quatre en 24 heures), 15 personnes en réanimation (plus trois) et 80 décès (plus quatre) à l’hôpital de le début de l’épidémie. Mais un taux d’incidence stable.

“Le nombre de cas continuera d’augmenter”

Le directeur régional de l’ARS n’est certes pas optimiste pour les jours à venir: «Quand on voit cette progression, quoi qu’il arrive, on sait qu’en février le nombre de cas continuera d’augmenter dans ce département. Travail d’anticipation. Une réunion de crise a déjà eu lieu avec les structures sanitaires publiques et privées pour évaluer la possibilité de déprogrammation des opérations non urgentes et de mise à disposition du personnel. «Le public et le privé s’entendent bien», assure l’ARS, qui organisera le vendredi 5 février une autre réunion pour faire le point. Mais aucune déprogrammation n’a été annoncée pour le moment.

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Il y a peu d’explication locale à cette montée en puissance du Périgord. Les coronavirus sont connus pour être plus sensibles au temps froid et humide. Là où il y a eu peu de circulation jusqu’à présent, où il y a eu moins de patients, il y a moins de personnes naturellement immunisées. Benoît Elleboode pense également à une éventuelle contamination par des variantes liées aux déplacements entre régions ou à l’étranger, sans toutefois évoquer l’importante population anglo-saxonne du département.

La chasse aux variantes

Une recherche de variantes a été lancée pour rechercher des anomalies basées sur des tests positifs. Les trois centres hospitaliers universitaires de la région (Bordeaux, Limoges et Poitiers) ont été équipés pour effectuer un séquençage permettant d’identifier ces variantes dans des tests de dépistage. “Si certains ont été retrouvés à Bayonne après des matchs de rugby avec les Anglais, aucun n’a été identifié en Dordogne”, explique Benoît Elleboode.

Pour la vaccination il n’y aurait pas de problèmes logistiques, avec “une bonne répartition des centres pour éviter d’être plus de trente minutes. C’est déjà le cas de 99% de la population”, assure l’ARS. La priorité a été donnée aux maisons de retraite. “En Dordogne, tous ceux qui le voulaient auront été vaccinés d’ici la fin de la semaine [NDLR : le 7 février]»précise le préfet de la Dordogne Frédéric Perissat.

Le mardi 2 février, nous avons dépassé les 10 000 personnes vaccinées en Dordogne, tous publics prioritaires confondus.

Delphine Perrault

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