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cas rapportés, taux de positivité, classes fermées … Comment naviguer dans les données sur l’épidémie en milieu scolaire?

Toutes les écoles devraient-elles être fermées par crainte d’une épidémie de Covid-19? Les écoles sont-elles des endroits où le virus est transmis? Les enfants sont-ils moins infectés que les adultes? Face à ces questions récurrentes, de nombreux chiffres sont convoqués, parfois difficiles à interpréter.

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Tandis que le dernières données communiquées par le ministère de l’Éducation, Vendredi 26 mars, montrent une forte augmentation du nombre d’étudiants infectés en l’espace d’une semaine, franceinfo fait le point sur les différentes données disponibles.

Cas positifs dans les écoles

D’où vient ce chiffre? Il est fourni par le ministère de l’Éducation et repose sur les déclarations des élèves ou du personnel, ou sur des tests effectués dans les écoles. Au cours des sept derniers jours, 21.183 étudiants ont déclaré avoir été testés positifs au Covid-19, soit 0,17% de tous les étudiants, selon un communiqué de la rue de Grenelle du 26 mars. Parmi le personnel de l’Education nationale, 2 515 ont déclaré avoir été testés positifs au cours de la semaine, soit 0,22%.

Comment l’interpréter? Les tarifs fournis par l’Education nationale ne peuvent en aucun cas prendre en compte le nombre réel de cas de Covid-19 dans les écoles, puisqu’ils ne prennent en compte que les cas déclarés d’un côté et ceux identifiés de l’autre. Grâce à des tests dans les écoles, loin d’être systématiques. Entre le 15 et le 22 mars, 200 404 tests ont été réalisés alors que l’Éducation nationale compte plus de 13,5 millions d’étudiants et de personnels. Parmi ces tests, 0,49% ont été testés positifs, selon le ministère.

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Le nombre de classes et d’instituts fermés

D’où vient ce chiffre? Il est fourni chaque semaine par le ministère de l’Éducation. Et il est à la hausse, selon les données officielles, avec environ 148 écoles actuellement fermées contre 80 il y a une semaine et 30 il y a deux semaines. Enfin, dn structures qui restent ouvertes, 3 256 classes sur 528 400 en France sont fermées, soit 0,6%. Ce nombre est également passé de 2 018 classes fermées il y a une semaine.

Fermeture des cours par académie, selon une carte fournie par le ministère de l'Éducation le 26 mars 2021 (MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE)

Comment l’interpréter? Bien que scientifiquement très imparfait, cet indicateur donne une idée de la tendance à la hausse ou à la baisse de l’épidémie dans les écoles. Dès la semaine prochaine la confrontation sera moins pertinente en raison du renforcement du protocole sanitaire annoncé par Jean-Michel Blanquer: à partir du 29 mars, en effet, dans les 19 salles reconfigurées, une salle de classe sera fermée dès le premier cas de contamination lorsque trois étaient auparavant nécessaires.

Le taux d’incidence

D’où vient ce chiffre? En général, et quel que soit l’âge, le taux d’incidence est le nombre de personnes testées positives au cours d’une semaine consécutive pour 100 000 habitants. Le jeudi 25 mars, ce taux d’incidence était 325 pour la France, selon le site CovidTracker, qui est basé sur les données officielles de Santé publique France, une agence du ministère de la Santé. C’est un taux très élevé, sachant que le seuil d’alerte est de 50.

Il n’y a pas de données sur le taux d’incidence dans les écoles. Cependant, la santé publique française augmente le taux d’incidence par tranche d’âge. Dans la semaine du 15 au 21 mars 2021, ce taux était de 431 entre 15 et 17 ans, correspondant au niveau secondaire, selon le le plus récent bulletin épidémiologique l’agence de santé. L’incidence a été mesurée à 350 pour les 11-14 ans (étudiants universitaires), 283 pour les 6-10 ans, 122 pour les 3-5 ans et 58 à la 0-2 ans.

En moyenne, contaminations de moins de Les jeunes de 18 ans ont augmenté de 28% par rapport à la semaine précédente. L’infographie ci-dessous, qui suit l’évolution du taux d’incidence chez les jeunes à l’échelle nationale depuis mai 2020, montre une augmentation continue au cours des dernières semaines.

Courbe de taux d'incidence (nombre de personnes testées positives pour 100000 habitants en une semaine) par tranche d'âge de mai 2020 et jusqu'à la semaine du 15 au 21 mars, selon les données de l'agence de santé publique française dans son bulletin épidémiologique publié jeudi mars 25ème. & Nbsp; (SANTÉ PUBLIQUE FRANCE)

Comment l’interpréter? Cette forte hausse signifie-t-elle que l’épidémie est incontrôlable à l’école, au collège et au lycée? ÀAttention, Santé publique France précise: “Ce chiffre correspond dans un contexte d’augmentation significative du taux de dépistage, en partie lié à l’intensification des campagnes de dépistage organisées dans les écoles “. Il est donc possible que nous enquêtions désormais davantage sur le virus chez les écoliers, collégiens ou lycéens qui n’ont pas été testés auparavant, faute de symptômes.

Le taux de positivité

D’où vient ce chiffre? Le taux de positivité correspond au nombre de personnes testées positives (RT-PCR et test antigénique) par rapport au nombre total de personnes testées positives ou négatives sur la même période et si ce taux est supérieur à 10%, il est classé “rouge”. Quant au taux d’incidence, cet indicateur est calculé par tranche d’âge, et non à proprement parler dans les écoles. Dans la semaine du 15 au 21 mars, cet indicateur, qui varie approximativement entre 4% et 9% pour les moins de 18 ans, selon la tranche d’âge, est plutôt stable ou en baisse, précise Santé publique France. Plus précisément, lui ère stable à la 0-2 ans est décroissant dans ougroupes d’âge res (entre -2% pour 15-17 ans et -14% pour 3-5 ans)

L'évolution du taux de positivité (nombre de tests positifs sur le nombre de tests réalisés au total) à partir de mai 2020 par tranche d'âge chez les plus jeunes, selon le bulletin épidémiologique de Santé publique France du 25 mars 2020 (SANTE PUBLIQUE FRANCE))

Comment l’interpréter? L’étude du taux de positivité permet de relativiser l’évolution de l’incidence à la hausse ou à la baisse en tenant compte du nombre de personnes soumises au dépistage. La semaine dernière, plus de tests ont été effectués, mais un plus petit pourcentage était positif.

Delphine Perrault

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