Science

Ce que nous savons de la nouvelle variante de Covid-19, qui affecte le Royaume-Uni

Un changement dans la structure génétique du coronavirus a été repris en septembre au Royaume-Uni et depuis cette mutation se retrouve de plus en plus chez les personnes infectées. Cette nouvelle variante du Sars-CoV-2 serait plus contagieuse, mais aucune étude ne l’a établie pour le moment, bien que plusieurs États – dont la France – prennent leurs précautions en limitant les échanges avec le Royaume-Uni.

Une variante parmi des milliers

Les scientifiques examinent la structure génétique du virus chaque semaine, sur la base des informations recueillies lors des tests, pour voir comment elle évolue. Il faut savoir que dans le monde, depuis un an que nous surveillons Covid, 20 000 mutations du virus ont été détectées. Les changements sont donc courants et il est normal, habituel avec les virus, qu’ils s’adaptent.

Une mutation affectant une protéine virale

Dans le cas qui nous intéresse, les scientifiques ont remarqué un petit changement dans l’identité génétique autour de la partie qui code pour la protéine Spike, c’est cette clé qui se trouve à la surface du virus et qui lui permet de pénétrer dans les cellules. cellules à répliquer. La question est, est-ce que cette clé est plus nette? Ouvre-t-il plus facilement les verrous de nos cellules et rend-il donc ce virus plus contagieux?

Pour le moment, nous ne savons pas comment dire avec certitude. Sur les 20 000 mutations déjà identifiées, plusieurs milliers impliquaient déjà cette protéine Spike sans que cela change la donne.

De plus en plus présent parmi les Britanniques infectés

La mutation dont nous parlons en Grande-Bretagne se retrouve de plus en plus chez les personnes infectées. C’est-à-dire que cette version du virus se retrouve de plus en plus chez les personnes dont le test est positif.

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Alors que l’épidémie s’accélère dans le pays en même temps, certains font le lien entre les deux, mais aucune étude ne le prouve. Tout comme nous n’avons aucune étude montrant que cette version du virus est la cause de formes plus graves de la maladie. C’est ce que souligne l’OMS.

Les vaccins à ARN messager peuvent convenir

A ce stade, aucune conséquence sur les vaccins affirment les spécialistes, bien que ces vaccins visent spécifiquement à faire produire par l’organisme des défenses ciblées à cette fameuse protéine de Spike. Mais cette réponse immunitaire cible la protéine entière, donc un petit changement à une extrémité ne l’empêchera pas d’agir sur le reste.

Si jamais le changement devient plus important, la technique du vaccin messager à ARN comme celle de Pfizer vous permet d’adapter facilement le code envoyé et de modifier la formule du vaccin afin qu’elle conserve toute son efficacité.

Delphine Perrault

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