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comment affronter une «journée sans fin»?

L’impression de traverser un long tunnel qui ne finit jamais. le “Journée sans fin”, décrit par Emmanuel Macron ce mercredi 28 octobre, se poursuit. L’annonce d’un nouveau confinement d’une durée minimale d’un mois à partir du vendredi 30 s’ajoute à un contexte déjà sombre, caractérisé par les deux attaques ou les tentatives d’attaques qui se sont multipliées sur le sol français depuis deux semaines et les conséquences économiques de la première vague de pandémie, qui ont particulièrement touché les catégories les plus vulnérables de la population.

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«Nous sommes dans un moment unique où différents dangers se répètent et forment un système, analyse Frédéric Worms, philosophe, auteur de Étonnement et résistance. Face à l’événement (2015-2020). Ces dangers mettent à l’épreuve nos institutions, nos relations, nos émotions et nous laissent émerveillés et incertains. “

Un test à surmonter

Et ça “Tester” l’équipe nationale pourrait s’avérer encore plus difficile que la première. pouquoi l’épidémie semble hors de contrôle, tout d’abord, et que “La deuxième vague sera sans aucun doute plus meurtrière que la première”, A prévenu Emmanuel Macron. Mais aussi parce que les nerfs ont déjà été mis à rude épreuve.

“L’être humain n’est pas fait pour être enfermé ni pour être coupé des autres”, se souvient le psychiatre Nicolas Franck. Un clin d’œil à l’histoire, son livre Covid-19 et détresse psychologique. 2020, l’odyssée du confinement est apparu mercredi, à la veille de la deuxième saison de la telenovela nationale.

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Le psychiatre a mené une enquête auprès de 20 000 personnes en mars. Ses conclusions à l’appui brossent un tableau peu optimiste des jours à venir: «Quiconque a eu une mauvaise expérience avec le premier accouchement connaîtra le deuxième encore pire. Et certains qui avaient vécu le premier de manière plus ou moins correcte pourraient mal vivre le second, car ils souffrent de la détérioration de leurs conditions économiques, ce qui n’était pas le cas en mars. “

Apprenez de l’expérience du printemps

“Le confinement est une source d’angoisse pour tout le monde”, observe Anne Giersch, directrice du laboratoire de neuropsychologie cognitive et physiopathologie de la schizophrénie à l’Inserm de Strasbourg. L’agence de sécurité sanitaire Santé publique France, en collaboration avec l’institut d’enquête BVA, a suivi 2000 personnes depuis mars pour évaluer les effets de la pandémie sur la santé mentale.

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Fin mars, plus d’un quart des répondants à l’enquête CoviPrev ressentaient un état d’anxiété, soit le double du taux observé en 2017 (13,5%). Ce taux est tombé à 15% en juin, avant de remonter (18% lors de la dernière phase de l’enquête, fin septembre).

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“Anxiété, stress, dépression … Le confinement peut exacerber les problèmes de santé mentale. Il faut être prudent”, prévient Anne Giersch, qui est heureuse de le faire quand même “Expérience” acquis par les professionnels de santé lors de la première naissance: «Toute personne qui en souffre peut contacter la plateforme CovidÉcoute, qui sera remise en service, poursuit le psychiatre. Gagnez du temps en vous orientant vers la bonne consultation. “

“Une façon de vous protéger est de communiquer”

Pour contrer la détresse psychologique, il faut donc tirer de l’hiver aux leçons du printemps, suggère Nicolas Franck, qui indique trois préceptes à suivre. “Structurez vos journées”, d’abord: avoir un emploi du temps, des objectifs quotidiens. “Maintenir les contacts sociaux”, puis, par téléphone ou en personne.

Parce que l’emprisonnement ne signifie pas l’isolement: «Nous avons mené une étude lors de la première vague, qui montre que les participants ont augmenté leurs contacts avec leurs familles, notamment via les réseaux sociaux, relayer Anne Giersch. Une façon de vous protéger est de communiquer. “

Enfin, poursuit Nicolas Franck, il faut “Établissez un objectif de confinement, une activité constructive qui vous permet de laisser une trace, comme l’écriture, la peinture …”. Lors de la première naissance, la lecture par exemple a servi de refuge et les ventes de livres ont explosé dès la réouverture des magasins, en juin.

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Un confinement moins rigoureux

Autre motif de fête: contrairement au premier accouchement, cette fois les écoles resteront ouvertes et l’activité se poursuivra “Avec plus d’intensité”. «Aller au travail est déjà une amélioration pour de nombreuses personnes. Pour beaucoup, c’était une source d’angoisse de devoir faire du télétravail tout en s’occupant des enfants à la maison “, se souvient Anne Giersch. Au printemps, “Ceux qui travaillaient étaient en meilleure forme que ceux qui ne travaillaient pas”ajoute Nicolas Franck.

Les effets de l’isolement sur la santé mentale sont propres à chaque personne et fortement liés à son milieu de vie, poursuit-elle. Il y a “Ceux qui s’adaptent et trouvent un moyen de le faire car ils ont une grande résidence, des conditions de vie plus favorables et une personnalité qui se prête à eux”, énumère le psychiatre. Et il y en a d’autres, “Les plus fragiles”, “célibataires, étudiants dans un petit studio loin de leurs parents …”.

D’un point de vue général, “Il y a aussi une corrélation entre le bien-être mental des Français et leur âge”, la tête de pôle se poursuit au centre hospitalier du Vinatier, aux portes de Lyon. «Cette période de fragilité pèse sur les jeunes, qui sont dans un moment où ils construisent leur vie. Les aînés ont mieux vécu l’accouchement: la plupart vivaient dans des zones plus vastes, avec des conjoints ou des familles. Ils ont consolidé leur mode de vie, ils se sont rassurés “, décrypter le psychiatre.

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Contrairement à la première hospitalisation, les visites en maison de retraite et en maison de retraite seront également autorisées, afin de l’éviter “Drames humains” printemps, évoqué par Emmanuel Macron, mercredi. “Le virus tue, mais aussi isolement complet”, Anne Giersch insiste, citant l’exemple d’un «Personne âgée seule dans la maison de retraite, qui ne peut pas utiliser de téléphone portable: comment va-t-il communiquer si les gens ne viennent pas lui rendre visite? “

Lutter contre le “découragement”

Le confinement, cependant, n’est qu’une étape. Ça prendra “Attendez le vaccin”, prévu “En été”, a déclaré mercredi le chef de l’Etat. Alors, comment vivons-nous dans l’incertitude qui nous entoure depuis sept mois maintenant? «Nous devons imaginer que chaque catastrophe a une fin et que nous devrons reconstruire plus tard. Faire preuve d’anticipation et de solidarité permet de se projeter “, considérez Nicolas Franck.

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“L’épreuve que nous traversons sera aussi une bataille spirituelle, pense le philosophe Frédéric Worms. Cette pandémie nous rappelle le sens de la vie. Il s’agira de ne pas se laisser submerger par un si grand danger: notre propre découragement. Luttons contre la panique. “ le “La résistance”, un programme ambitieux pour combler les semaines à venir.

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Les conditions du nouveau confinement

Entré en vigueur ce vendredi 30 octobre à minuit, la naissance durera au moins jusqu’à 1est Décembre.

Pour sortir il vous faudra un certificat, avec des raisons similaires à celles du printemps: rendez-vous médical, assistance à un être cher, courses “indispensables”, balades près de chez vous …

Les écoles, les collèges et les lycées restent ouverts, mais les universités et les établissements d’enseignement supérieur n’offrent plus d’enseignement à distance. Le masque devient obligatoire à partir de 6 ans.

«Le recours au télétravail doit être le plus massif possible», a indiqué le Premier ministre jeudi 29. Les usines, les agriculteurs et le secteur de la construction doivent «poursuivre leur activité».

Les résidents des maisons de retraite et des maisons de retraite peuvent être visités.

Les magasins, cinémas et lieux d’arts du spectacle “non essentiels” sont fermés, mais les bureaux de poste et les comptoirs de service public restent ouverts, tout comme les marchés alimentaires. Les parcs et jardins publics sont également accessibles.

Delphine Perrault

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