Monde

Comment Donald Trump prépare son retour … et sa revanche

Donald Trump à la conférence de CPAC le 2 mars 2019. – Carolyn Kaster / AP / SIPA

«Donald J. Trump ne disparaîtra pas! “: C’est devant un public qui rêve de le voir rester en politique que l’ancien président s’exprime dimanche à la conférence conservatrice du CPAC (à 15h40, ou à 21h40 heure de Paris), pour la première fois depuis qui a quitté la Maison Blanche est après son acquittement. L’occasion pour lui de consolider son emprise sur le Parti républicain en vue d’une éventuelle candidature en 2024. Et de faire payer ceux qui ont voté pour sa destitution.

Donald Trump est le Parti républicain, du moins pour la base

C’est Ted Cruz qui l’a assuré vendredi à la conférence du CPAC: “Il y a beaucoup de gens à Washington qui voudraient annuler les quatre dernières années” de son mandat. “Eh bien, laissez-moi vous dire quelque chose:” Donald J. Trump est ne pas partir! «Pour cette grande masse de conservateurs américains, l’ancien président arrive en terrain conquis.

Au micro, pas Mitch McConnell ou Mike Pence: les fidèles de Donald Trump ont réussi ces jours-ci. Nous avons entendu le gouverneur de Floride Ron DeSantis, Ted Cruz, Josh Hawley ou encore le fils aîné de l’ancien président, Donald Jr, dénoncer en masse «la culture de l’annulation», «le socialisme Alexandria Ocasio-Cortez» et la politique d’ouverture de Joe Biden aux frontières. Pas étonnant alors que 74% des républicains souhaitent que Donald Trump continue à jouer un rôle politique, dont 48% en faveur de rester à la tête du parti, selon un sondage CNBC.

Une question pour 2024?

Sauf grosse surprise, Donald Trump ne devrait pas se déclarer officiellement candidat pour 2024 ce dimanche. Mais deuxièmement fuites révélées par Axios, l’ancien président pourrait se présenter dans son discours comme le “candidat présumé”, histoire d’apaiser l’ardeur d’une demi-douzaine de républicains ambitieux qui rêvent de reprendre le flambeau trumpiste, comme Ron DeSantis ou Kristi Noem, le gouverneur (Dakota du Sud ) en montant.

Selon le baromètre Echelon Insights, après une baisse suite à l’attaque du Capitole, Donald Trump a rebondi en février: 55% des républicains veulent qu’il se représente.

Vengeance à mi-parcours

Selon les potins diffusés par CNN et le New York TimesDonald Trump a passé beaucoup de temps entouré de sa garde personnelle au cours des dernières semaines à son siège à Mar-a-Lago, en Floride. Parmi les fidèles: son ancien conseiller Stephen Miller, architecte de la Interdiction musulmane, son gestionnaire de communauté Dan Scavino, son porte-parole Jason Miller et son ancien directeur de campagne 2016 Corey Lewandowski. Le patron républicain de la Maison, Kevin McCarthy, qui s’est détendu avec Donald Trump après un appel téléphonique explosif lors de l’attaque du Capitole, est également venu en Floride pour ramasser les morceaux.

Donald Trump serait animé d’une volonté de vengeance, et voudrait faire payer et condamner au Sénat tous les républicains élus qui ont voté en faveur de sa destitution à la Chambre. Avec une arme redoutable: soutenir les concurrents pour les primaires menant aux midterms 2022. Illustration dans l’Ohio où le représentant Anthony Gonzalez affrontera le trompettiste Max Miller. Privé de Twitter, Donald Trump a publié vendredi soir une déclaration assurant que Miller “est une personne formidable qui a fait un excellent travail à la Maison Blanche et sera un membre du Congrès fantastique”. Reste à voir si son soutien aura le même impact que pendant sa présidence.

READ  Les premiers vaccins livrés fin 2020 estime le responsable du laboratoire BioNtech ...

Benoit Béringer

"Avocat général des médias sociaux. Féru de zombies. Geek de la télévision. Penseur. Entrepreneur. Accro à l'alcool."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer