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Covid-19: la dégradation inquiétante des indicateurs en Nouvelle-Aquitaine et en Charente

Un taux d’incidence régional en forte hausse à 190,2 pour 100 000 habitants le 29 mars contre 170,5 le 26 mars. La dégradation rapide des indicateurs régionaux inquiète la préfecture de région et l’ARS Nouvelle-Aquitaine, qui réclament “avec la plus grande prudence et la plus grande courtoisie de chacun”. Si la situation sanitaire en Nouvelle-Aquitaine est moins critique que dans d’autres régions, elle a néanmoins été confrontée ces derniers jours à une dégradation significative de ses indicateurs. L’arrêt du virus apparaît d’autant plus urgent que la population néo-aquitaine est moins immunisée, et donc plus fragile, que celle des régions où le Covid-19 a le plus circulé. Le risque d’épidémie y est donc plus grand, d’autant plus que la propagation de variantes plus contagieuses progresse “, souligne l’ARS.

Toutefois, “cette augmentation n’a pas encore eu d’impact sur le nombre d’hospitalisations et d’admissions aux USI, Admet ARS. Mais cela préfigure un impact imminent sur le système de santé néo-aquitain. En effet, la Nouvelle-Aquitaine est la dernière région métropolitaine à être en dessous du seuil de 60% d’occupation des lits de réanimation par les patients Covid. “

La propagation des variantes sur notre territoire joue certainement un rôle dans la progression actuelle du virus. La proportion de la variante «anglaise» est de 82,2% (contre 77% à la semaine 11) et de 3% pour les variantes dites «sud-africaines» ou «brésiliennes» (contre 3,7% à la semaine 11). En Gironde, le pourcentage de variantes «anglaises» dépasse les 91%.

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La Charente grandit

La situation se détériore dans toute la région, suivant la même tendance à l’échelle nationale. On peut ainsi observer la même dynamique de la deuxième vague, à l’exception d’une baisse des admissions en USI pour les personnes de plus de 65 ans. Cette tranche d’âge présente également un taux d’incidence plus faible (94,6 / 100 000 habitants) que le reste de la population générale, reflétant le début des effets positifs de la campagne de vaccination.

En Charente, sur la même période, le taux d’incidence est passé de 193,6 à 211,4, avec une augmentation de 17,8 points. Le taux de positivité est resté stable, en légère baisse, de 59 à 5,8%. Dans le service, 128 personnes sont décédées à l’hôpital depuis le début de la pandémie. 63 personnes sont actuellement hospitalisées, dont douze en réanimation.

En Charente, le sud du département se démarque, en particulier le secteur 4B, avec un taux de près de 400. Vous pouvez trouver ici le taux d’incidence par intercommunalité et par commune, à interpréter avec prudence compte tenu du faible nombre d’habitants.

Dans la région, seule la Creuse a connu un taux d’incidence en baisse. En revanche, les indicateurs montrent une situation particulièrement dégradée en Dordogne. Entre le 26 et le 29 mars, le taux de positivité a explosé, passant de 230,9 à 296,5, avec une augmentation de 654,6 points.

© Crédit photo: ARS Nouvelle Aquitaine

Delphine Perrault

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