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Covid-19: le Portugal impuissant face à la propagation ultra-rapide de la variante anglaise

NEW WAVE – Depuis décembre, la variante anglaise du virus, plus contagieuse, se propage en Europe et le Portugal ne fait pas exception. Le pays subit également le plus gros de l’arrivée de cette nouvelle variété.

Apparue pour la première fois en septembre, la variante britannique du coronavirus s’est propagée dans près de 20 pays européens depuis décembre. Parmi les pays les plus touchés par cette nouvelle souche, outre le Royaume-Uni: le Portugal. Pourtant, épargné par la première vague du virus l’année dernière, le pays du sud de l’Europe est durement touché par la nouvelle souche, plus contagieuse.

Ainsi, après les premiers cas détectés en décembre, l’Istituto Superiore di Sanità Dr. Ricardo Jorge a détecté la variante anglaise le 3 janvier à Lisbonne dans 16 échantillons analysés sur 22. Après plus d’un mois, près de 30 000 cas de variante au Portugal, avec une augmentation des nouvelles contaminations d’environ 70% par semaine jusqu’au 20 janvier. En quelques jours, le Portugal est devenu le pays qui progressait le plus rapidement au monde.

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Des hôpitaux portugais débordés

Alors que les files d’attente devant les centres d’essais s’allongent, les experts portugais estiment que la variante britannique représente déjà 30% de la contamination et pourrait monter à 60% en quelques semaines. L’arrivée de cette variante a eu pour conséquence directe la surcharge des hôpitaux portugais, qui ont notamment ouvert en urgence deux hôpitaux de campagne à Lisbonne pour recevoir des patients, afin de ne pas refuser certains patients.

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Autre conséquence directe de l’arrivée de cette variante, les crématoires portugais sont débordés, avec un nombre de cérémonies doublé en une semaine, provoquant une attente pour les enterrements, comme celle de la mère de Paulo Pereira, décédée à Covid-19: «Maintenant, à Lisbonne, il faut attendre 13 jours (NDLR: contre 3 habituellement). Impossible de le faire avant. Ils me disent que c’est lié au grand nombre de décès dus à Covid-19».

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Pour faire face à ce rebond de l’épidémie, un endiguement rigoureux est en place depuis le 22 janvier, notamment la fermeture des écoles. Pour Adalberto Campos Fernandes, ancien ministre de la Santé et professeur à l’École nationale de santé publique, le Portugal a sans aucun doute “sous-estimé le risque réel” variantes. “Peut-être que nous nous sommes sentis en sécurité quand nous ne l’étions pas. Le Portugal a de nombreuses interactions internationales, en raison de sa diaspora, de ses relations avec le Brésil et avec certains pays proches de ses anciennes colonies africaines.”

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Benoit Béringer

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