Économie

dans la Creuse, des restaurants autorisés à ouvrir pour servir les salariés

“Le menu sera une salade de lentilles avec du bacon fumé”, «Avez-vous besoin de quelque chose d’autre? Un peu d’eau peut-être?, “Vous voilà, profitez de votre repas!”… Vous souvenez-vous de ces phrases que nous avons entendues à midi avec des collègues? On peut les entendre fin janvier, dans la Centrale, à Boussac dans la Creuse. Grâce à une dérogation accordée par la préfecture, Les ouvriers du bâtiment et les artisans peuvent s’asseoir dans un restaurant malgré les restrictions de Covid-19. Cela vaut également pour les départements du Maine-et-Loire, de l’Aveyron ou encore de la Haute-Vienne. En Creuse, l’exonération s’étend également à pigistes, vendeurs et employés de tout type d’entreprise.

Le vacarme des clients revient également à la Centrale, caractéristique de l’époque avant le coronavirus, une atmosphère qui manquait à Philippe, directeur de l’usine du pays. “C’est un vrai plaisir, surtout le bruit. Cela m’a surpris avant, je me suis dit” ce bruit, je l’ai oublié “. Ça fait vraiment du bien, au-delà de la table qui est excellente”.

«Nous avons vécu une époque où nous étions avec les plateaux qui nous ont été donnés dans un endroit un peu plus austère que l’usine et il est vrai que pouvoir sortir signifie une vraie coupure».

Philippe, directeur de l’usine de Boussac

vers franceinfo

Pour ceux qui travaillent sous la pluie, ce restaurant est une bénédiction. “Trempé de la tête aux pieds. L’échauffement fait toujours du bien.”rigole Thierry, un couvreur qui travaille sur un chantier, loin de chez lui. «Quand on voyage, on ne peut pas emporter sa nourriture pour la semaine, ça ne marche pas. Et manger des sandwichs toute la semaine, je vous garantis que ce n’est pas une chose agréable. Encore plus agréable de quitter le site, y venir une heure , une heure et demie entre collègues, c’est convivial. Sortons du contexte de travail “.

Lise-Marie et Jérôme, les propriétaires du restaurant Central, sont au travail. Lors de cette crise sanitaire, avant de transformer leur établissement en cantine d’entreprise, le couple s’est penché pour emporter des repas pour maintenir son commerce à flot, mais des plats à emporter, “Il n’est pas habillé comme vous le souhaitez, il n’est pas si mignon. Il n’y a pas cet échange avec les gens, leur demander si ça va et ensuite avoir ce sourire quand les gens sont heureux d’avoir leur dos aussi.”

Jérôme, l'un des chefs du Central de Boussac (Creuse), se réjouit de pouvoir à nouveau servir des plats bien préparés dans une assiette. (BORIS LOUMAGNE / RADIOFRANCE)

Et ces sourires, cette ambiance est forcément envieuse. Il n’est pas rare que des passants frappent à la porte dans l’espoir d’entrer. «Oui, bien sûr, cela nous est arrivé, dit-il Lise-Marie. Au début ce n’était pas forcément facile mais ensuite ils se sont vite rendu compte que c’était très exclusif et que malheureusement ce n’était pas possible pour les retraités, les familles. Il faudra attendre un peu avant d’accueillir tout le monde. ” Pendant ce temps, le couple de restaurateurs est satisfait de cette ouverture partielle. Une vingtaine de sièges à midi, contre cinquante en temps normal.

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Thierry Dufour

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