divertissement

dans la ville des délires sucrés de Jean-Pascal Zadi

FRANCE.TV – VENDREDI 19 MARS – SUR DEMANDE – SÉRIE

Si nous restons dans les parages YouTube et 2018On pouvait y rencontrer Ernesto, grand corps élastique, regard vague, effrayé ou étonné, ballotté de désastre en désastre. Ernesto a peur, ce qui lui tombe lui fait peur encore plus. Craignos, le titre de la websérie dont il était le héros, répondait à tous les critères d’honnêteté. EST Vraiment effrayant, la suite mise en ligne le 19 mars?

Avant de trouver notre héros, dans une mauvaise posture comme il se doit, nous pouvons craindre que le reste des mésaventures d’Ernesto ne puisse être vu avec le hasard d’il y a trois ans. Pendant ce temps, Jean-Pascal Zadi a réalisé et joué Simplement noir, comédie politique (genre quasi inexistant en France), a déplacé la foule, a remporté un César, il a suscité des critiques en utilisant ce prix pour dire sérieusement ce qu’il a dit en plaisantant dans son film.

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Non seulement l’auteur est devenu une figure de proue, mais sa micro-entreprise est devenue une PME d’une taille respectable. C’est la plateforme de France Télévisions qui l’héberge, les épisodes sont plus longs et s’il y a les bras cassés historiques (Zadi, Jérôme Guesdon, Lotfi Labidi) le casting est agrémenté d’invités de luxe, Rossy de Palma ou Eric Judor. Ernesto est-il devenu gentrifié?

Rythme détendu

Il ne faut que quelques minutes pour être rassuré (ou déçu, si vous aspirez à un blockbuster). Ce monde de villes ordonnées (nous sommes dans le sud du Val-d’Oise), où coexistent existences ordinaires et pauvre business, ce mélange de situations empruntées à la réalité et de constructions comiques folles, ce rythme dilaté n’a rien perdu de son charme.

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Ernesto avait été laissé entre les mains de voyous désireux de récupérer les 100 000 euros que ce grand enfant avait perdus par inadvertance. Sauvé par l’intervention d’un marcheur qui, par coïncidence miraculeuse – en termes de coïncidences, Jean-Pascal Zadi fait partie de ceux qui pensent que Charles Dickens n’allait pas assez fort -, est aussi l’ami d’enfance du héros Ernesto et de ses amis. des amis partent à la recherche de billets. Réalisé sans aucun souci de plausibilité, il les emmènera aussi bien au mobil-home qui sert de laboratoire à un chercheur peu soucieux de la santé de ses cobayes (Eric Judor) qu’à un studio de télévision où un invité barbu de trois jours (Sébastien Thoen) ses invités à prononcer la pire ignominie sous prétexte de débat social.

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Juliette Deforest

"Évangéliste de télévision. Communicateur sans excuse. Fanatique de bacon primé. Accro de la nourriture en général."

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