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“En Grèce, il y avait beaucoup de racisme par rapport à nous”, déplorent Kaoutar et Nour

Kaoutar et sa fille Nour forment l’une des paires de la quatorzième saison du Beijing Express. – Patrick ROBERT / M6

  • Le cinquième épisode de Pékin Express, diffusé mardi sur M6, s’est terminé par l’élimination du duo composé de Kaoutar et de sa fille Nour.
  • Les deux femmes ont remporté les deux premières étapes en Ouganda avant que le tournage ne soit suspendu en raison de la crise sanitaire.
  • «Les difficultés du pays et les conditions se sont ajoutées aux difficultés physiques et morales», déplorent les deux femmes qui expliquent avoir souffert du racisme lors de leur passage en Grèce.

C’étaient deux concurrents sérieux aux personnalités très captivantes. Kaoutar et Nour avaient remporté les deux premières étapes de cette quatorzième saison de Pékin Express dans
Ouganda, soit deux amulettes d’une valeur de 10 000 euros chacune. Hélas, quand la course reprend
GrèceAprès une pause dans le tournage en raison de la crise sanitaire, le duo mère-fille a connu une série de déceptions. A peine sauvés en phase 4 non éliminatoire, les deux Essonniennes se sont inclinées dans le duel final de la cinquième émission à l’antenne ce mardi
M6.

Pour 20 minutes Kaoutar et Nour reviennent aux conditions douloureuses dans lesquelles, au milieu du deuil de leur père et grand-père, ils ont repris la course.

Entre l’Ouganda et la Grèce, la chance semble vous avoir quittée. L’interruption du plan vous a-t-elle coupé dans votre dynamique?

Kaoutar: Je pense que la chance était partie quand mon père est parti aussi, tu peux le dire ainsi. On s’est beaucoup demandé s’il fallait y retourner ou non. Il n’y avait que dix jours entre le jour du départ et le jour des funérailles de mon père. Nous avons décidé de revenir à l’aventure pour lui rendre hommage, il était important pour nous de pouvoir continuer à parler de lui.

Nour: Il était tellement fier que nous fassions le spectacle.

K.: Et puis nous nous sommes retrouvés au milieu de Covid et alors que la Grèce était en conflit avec la Turquie, les gens avaient peur. Aux difficultés physiques et morales s’ajoutaient les difficultés du pays et les conditions.

Nous avons vu une séquence très forte où vous donnez un cours de danse du ventre à un homme qui vous a rappelé votre père et votre grand-père. Est-ce le clou de votre aventure?

N.: Le moment avec les enfants à l’école en Ouganda m’a également marqué, mais avec cet homme, c’était le moment le plus excitant.

K.: Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un logement ce soir-là. Au début, ce couple avait peur, il avait 84 ans et sa femme 82 ans, donc ils étaient en danger. Le fait d’accepter de nous accueillir et de nous laisser passer la nuit avec eux, ne serait-ce que dans leur jardin, c’est beaucoup pour nous. D’autant plus en connaissant notre effet dans le pays. On peut dire qu’il y avait beaucoup de racisme envers nous.

N.: La famille avec laquelle nous sommes restés nous a dit que les Grecs, en ce moment, en raison du conflit gréco-turc, avaient un problème avec tout le Maghreb et les Arabes. Nous avons reçu de nombreuses insultes, commentaires, reproches. Nous avons été menacés d’appeler la police à plusieurs reprises.

Vous avez choisi de donner vos amulettes à Jonathan et Aurora. D’après ce qui a été montré dans les épisodes précédents, cependant, vous ne sembliez pas particulièrement proche de ce couple …

K.: Nous leur avons donné nos amulettes car lors d’une escale en Ouganda, lorsqu’ils ont obtenu l’immunité, ils nous ont gentiment remis leur voiture car nous étions en possession du drapeau noir. [qui pénalise un binôme en le rétrogradant d’une place à l’arrivée]. Depuis qu’ils ont fait ce geste, nous avons pensé que nous ferions un geste envers eux pour exprimer notre gratitude. Nous n’avons qu’un seul mot. Nous savons reconnaître la gentillesse des gens. Et puis Aurore a cette gêne de ne pas avoir d’enfant. Nous avons beaucoup parlé avec elle. Je me suis dit que c’était peut-être aussi un soutien … On les aimait beaucoup, leur façon d’être, leur personnalité, leur naturel.

Votre participation a-t-elle changé votre relation mère / fille?

K.: Cela a apporté quelque chose de plus, mais cela ne l’a pas changé. Nous nous aimons tellement. Nour est ma petite fille, ma fille, ma grande. Je suis heureux d’avoir partagé cette aventure avec elle, qui nous a peut-être ouvert les yeux sur bien des choses.

N.: Je savais que ma mère était très forte mentalement, mais j’ai découvert qu’elle était combative. C’était impressionnant. À un moment donné, elle a été blessée en tombant et a continué à se battre dans la phase suivante. C’est très révélateur de personnalités. Nous nous surpassons.

K.: J’étais déjà fier de ma fille. Je suis encore. J’ai compris qu’elle a grandi et qu’elle est en train de devenir une femme. C’est une combattante, une copie fidèle de moi (rires).



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Juliette Deforest

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