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Enfant réfugié au pays du Limousin sous occupation

A l’occasion du 30e anniversaire de la mort de Serge Gainsbourg, décédé le 2 mars 1991, Limousin se souvient du jeune Lucien Ginsburg. De Limoges à Saint-Cyr en passant par Saint-Léonard-de-Noblat, sa famille juive a fui les nazis et le régime de Vichy pendant la guerre.

Dans les années 40, la famille Ginsburg quitte Paris pour se réfugier contre les raids. Le jeune Lucien arrive à Limoges en 1942 dans un appartement de la rue des Combes. Il avait alors quatorze ans, juif, et sa famille a fui le régime nazi avec l’aide d’un ami, un musicien comme son père. Ses deux sœurs sont ensuite allées à l’école sous la protection des religieuses de l’école du Sacré-Cœur, qui leur ont donné la clé du jardin pour qu’elles puissent s’échapper en cas de raid.

De la rue des Combes, la famille déménage à Saint-Cyr et Lucien Ginsburg est stagiaire au collège de Saint-Léonard-de Noblat. Établissement où il sera protégé, comme un enfant juif. Ayant appris qu’il y aurait une descente de miliciens, le directeur du lycée Saint-Léonard lui donne une hache et lui dit d’aller dans les bois. “Si tu rencontrez des Allemands vous leur direz que vous êtes le fils d’un bûcheron “, rapporte Christophe Guillot du Musée de la Résistance. C’est ainsi que Louis Chazelas, le directeur de l’école, sauve la vie du futur Serge Gainsbourg.

Les témoins de cette époque, qui ont croisé le chemin du petit parisien, conservent le souvenir d’un enfant déraciné parmi les paysans. Le musicien n’évoquait pas souvent cette étape dans le Limousin protecteur : Mais c’est à Limoges, rue des Combes, qu’il retrouvera refuge … lors de sa rupture avec Brigitte Bardot.

Serge Gainsbourg est né Lucien Ginsburg 2 avril 1928 à Paris. À l’école secondaire Saint-Léonard, il s’appelait Lucien Guimbard. Une fausse identité pour ne pas éveiller les soupçons en cas de descente des miliciens.

En 1958, fatigué de son prénom Lucien, qui “coiffeuse pour femmes” selon lui, il opte pour celui de Serge qui est lié à ses origines slaves. Pour le nom de famille, il s’est inspiré du peintre Thomas Gainsborough, un artiste britannique qu’il admirait. Et bien plus tard, Gainsbourg donnera naissance à Gainsbarre, son alter ego provocateur. Un autre pseudonyme dont les consonances rappellent un certain Guimbard.

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Juliette Deforest

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