La technologie

enquête contre WhatsApp et Facebook en Turquie

, publié le lundi 11 janvier 2021 à 13h36

L’Autorité de la concurrence en Turquie a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête contre WhatsApp et Facebook suite à la décision de l’application de messagerie de partager davantage de données avec le réseau social, sa société mère.

WhatsApp a été critiqué après avoir demandé à ses près de deux milliards d’utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions de service, lui permettant de partager plus de données avec Facebook.

Les utilisateurs qui refusent ne pourront plus accéder à leur compte à partir du 8 février.

L’Autorité de la concurrence et du marché en Turquie a déclaré dans un communiqué qu’elle avait ouvert une enquête contre Facebook et WhatsApp sur cette pratique, et a demandé sa “suspension” en attendant les résultats.

Critiquant la décision de WhatsApp, les autorités turques ont exhorté ces derniers jours les citoyens à donner la priorité à l’utilisation d’une application de messagerie locale, BiP, développée par l’opérateur mobile Turkcell.

BiP a déclaré dimanche que deux millions de nouveaux utilisateurs avaient téléchargé son application dans les 48 heures.

Plusieurs institutions turques, dont la présidence de la République et le ministère de la Défense, ont également annoncé la migration vers le BiP de leurs groupes WhatsApp utilisés pour communiquer avec les journalistes.

Le groupe Facebook tente de monétiser sa plateforme en permettant aux annonceurs de contacter leurs clients via WhatsApp ou même d’y vendre leurs produits directement, comme c’est déjà le cas en Inde.

Selon la société, les données qui peuvent être partagées entre WhatsApp et l’écosystème d’applications Facebook (y compris Instagram et Messenger) comprennent les contacts et les informations de profil, à l’exception du contenu du message qui reste crypté.

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Mais les nouvelles conditions diffèrent entre l’Union européenne et le reste du monde.

Dans le cas de l’UE et du Royaume-Uni, ils ne seront utilisés que pour étendre les fonctionnalités offertes aux comptes WhatsApp Business, a déclaré la société à l’AFP.

Facebook est depuis des mois, comme les autres «Gafam» (Google, Apple, Amazon, Microsoft), dans le collimateur des autorités européennes et américaines qui accusent ces conglomérats du nouveau millénaire pour des pratiques jugées anticoncurrentielles.

Cunégonde Lestrange

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