Économie

Faire du shopping en maillot de bain pour «défendre la liberté» – Plougastel-Daoulas




Leçon: 3 minutes

Mardi, la boutique Leclerc de Plougastel-Daoulas (29) a partagé une photo d’une cliente faisant ses courses en maillot de bain portant la pancarte «Habillez-vous, respirez, vivez… C’est essentiel! «Depuis, la photo est sur le net et a même été prise par Michel-Édouard Leclerc lui-même. Ce client est Gilles Bonnet, 50 ans, qui vit à Plougastel.

La publication Facebook de Leclerc de Plougastel crée un véritable buzz, vous y attendiez-vous?

Honnêtement non. D’autant que l’accueil n’était pas forcément à mon avis, puisque l’un des gérants appelait les gendarmes et je n’avais pas l’impression que les gens me regardaient. La récupération est un jeu juste et je suis prêt à m’allier avec quiconque se préoccupe de ce pour quoi je me bats.

Les petits commerçants souffrent, mais on ne les voit pas

Qu’est-ce qui vous motive exactement?

Ma revendication est la liberté. C’est pour elle que je le fais. Il n’y a pas de politique là-bas. Ni à droite ni à gauche, et je n’ai pas à croire que j’aime ça. Au contraire, ça consomme mon énergie et j’ai l’impression que ça ne marche pas. C’est contre tout ce qui se retire progressivement de notre liberté, et qui ne reviendra pas, que je me lève. Ici, clin d’oeil car nous n’avons plus le droit de s’habiller. Si c’est dans un grand magasin, c’est parce que les petits commerçants sont fermés. Ils souffrent, mais nous ne les voyons pas. L’idée est de faire passer un message, peu importe où.

Marques d’action uniques

Pourquoi faire cela, un peu comme un “événement” plutôt qu’une démonstration?

Je me manifeste aussi. Par conviction. Mais il faut être réaliste, à moins d’être extrêmement nombreux, cela ne mène pas, tandis que l’action ponctuelle, marque. Ensuite, discutons. Que nous soyons d’accord ou non sur l’idée et la méthode.

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Qu’est-ce qui a déclenché ce besoin d’action?

C’était comme un choc électrique lors de la première naissance. Avant ce n’était pas dans ma nature, j’étais plutôt du genre à se soucier de ce que penserait le voisin… Et puis, du coup, il y avait ça et l’obligation du masque. Comme si nous étions sous occupation. J’ai sorti le masque à gaz et j’ai commencé à habiller “Tchernobyl” (complètement recouvert de combinaison, ndlr) pour dénoncer la peur et mettre des affiches sur ma maison pour faire réfléchir et réagir.

Avez-vous prévu d’autres actions?

Comme je l’ai dit, je m’entraîne avec tous ceux qui sont concernés par la liberté, y compris la grande distribution. Si M. Leclerc me soutient, je veux faire du shopping à Landerneau et faire des choses ensemble pour transmettre le message de la liberté.

Une dernière question, mardi, aviez-vous le certificat?

Oui ! Et le masque! Je voulais être en ordre, c’était dans ma chemise, car c’était en fait une chemise et non mes sous-vêtements. Et pour information, je rassure tout le monde, je n’avais pas froid!

Thierry Dufour

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