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Frédérique Vidal, ministre libérée et attaquée par tous

Hier, RTL vous a parlé de la situation des jeunes et en particulier des étudiants, sans jamais parler de leur ministre, Frédérique Vidal. C’est normal, “c’est zéro”, selon un très proche du chef de l’Etat. Le jugement est violent, à l’image de l’exaspération accumulée ces dernières semaines. Frédérique Vidal n’a plus beaucoup de soutien.

Quand il y a des images d’élèves formant de très longues lignes mange simplement, quand les témoignages sur la détresse psychologique des jeunes se multiplient, quand les universités ont du mal à organiser le retour des étudiants un jour par semaine, que dit le ministre? Où est le ministre? Complètement absent.

Il y a trois semaines, sur le campus de Paris-Saclay, Emmanuel Macron annonçait des mesures pour les étudiants. À ses côtés, Frédérique Vidal pas du tout enthousiaste et exprime des doutes. “Elle a l’air encore plus déprimée que ces étudiants”, lance un conseiller ministériel qui observe la scène. “Si les syndicats étudiants continuent de demander sa tête, ils finiront par l’avoir”, ajoute-t-il.

Un député éminent de la majorité, élu dans une ville universitaire, ne prend plus de gant: il en a assez de ramasser les étudiants avec une cuillère, explique-t-il. «Nous avons proposé des solutions pour faire face, pour aider les universités, sans revenir du ministère», dit-il. “Nous devons la renvoyer, faire un remaniement. Ce n’est plus possible”, conclut ce parlementaire.

Elle reste courageuse et respectée

Et c’était avant l’épisode deIslamo-gauche. Frédérique Vidal est au volant du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, e Gérald Darmanin qui a été le premier à amorcer la pompe. Sur fond, beaucoup dans la majorité pensent qu’il y a un sujet d’extrême gauche, L’islamisme, le post-colonialisme, un crédule idéologique qui soutient finalement le terrorisme.

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Mais pour beaucoup, il n’était pas nécessaire de lancer le sujet de cette manière, en désignant des chercheurs.
Les deux pieds dans la flaque d’eau. A demandé Mardi Frédérique Vidal une enquête du CNRS sur la gauche islamiste qui tourmente l’université. Pourquoi du coup, en pleine tristesse étudiante, s’embêter avec ce sujet, sinon pour créer une diversion? Cela a conduit à la restructuration du ministre de l’Enseignement supérieur par les présidents des universités, le CNRS et le président de la République lui-même, qui, par la voix du porte-parole du gouvernement, a rappelé “son attachement absolu à l’indépendance des enseignants-chercheurs”.

Si cela semble signifier que le ministre de l’enseignement supérieur est également désavoué par Emmanuel Macron, pour une collègue du gouvernement, Frédérique Vidal “traverse une période difficile”. «Elle reste courageuse et respectée», dit-elle. Par ailleurs, il faut revenir à un principe qui a toujours guidé le chef de l’Etat: plus la pression est forte, plus les demandes de démissions se multiplieront, moins elles céderont. Il en est ainsi depuis le début du quinquennat, ça ne changera pas et c’est peut-être ce qui sauvera la ministre Frédérique Vidal de ses erreurs, jusqu’au prochain remaniement.

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Alphonse Dumont

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