La technologie

Fuite de données dans l’armée française, des centaines de soldats compromis?

, publié le jeudi 4 mars 2021 à 21h30

Selon le site spécialisé Intelligence Online, cette fuite concerne notamment les agents de la DGSE.

L’armée française, y compris les services de renseignement étrangers, s’est inquiétée du récent piratage des coordonnées de près de 500 000 personnes, notamment des coordonnées et des données médicales sensibles, a indiqué jeudi le site spécialisé Intelligence Online. «La base de données contient, selon nos archives, les mêmes données d’au moins 1 767 soldats.

Ces derniers sont identifiables par leur affiliation à la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale de Toulon », assure l’IOL.

«Un millier d’entre eux sont à Evreux, dont plus de 230 sont explicitement rattachés à la base aérienne 105 (…). Cette dernière accueille trois escadrons, dont le GAM-56 (Mixed Air Group 56 Vaucluse), l’unité aérienne de le service d’action de la DGSE », la direction générale de la sécurité extérieure.

Ni le ministère des Armées ni la DGSE n’ont répondu aux demandes de l’AFP. Fin février, il a constaté qu’un fichier composé de 491 840 noms, associé à des coordonnées (adresse postale, téléphone, e-mail) et à un numéro de membre de la sécurité sociale, circulait librement sur au moins un forum référencé par les moteurs de recherche. .

Ces noms étaient parfois accompagnés d’indications sur le groupe sanguin, le médecin traitant ou l’hypothèque, des mots de passe ou même des commentaires sur l’état de santé, les traitements médicamenteux ou les maladies. Selon la section Check Daily Checknews publication, les données correspondent à des échantillons prélevés entre 2015 et octobre 2020.

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Adresses postales, numéros de téléphone …

“La fuite de données fait l’objet d’une enquête de la part de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi), du ministère des Solidarités et de la Santé, en collaboration avec la CNIL et l’éditeur de logiciels (…)”, a déclaré à l’AFP la direction générale de la santé. . Une enquête judiciaire a été confiée à la section cybercriminalité du parquet de Paris.

Selon IOL, “si la base de données ne contient pas d’adresses e-mail ou de mots de passe, ce qui permet aux armées de garder confiance dans l’intégrité de leurs systèmes d’information, elle contient toujours des informations personnelles telles que les numéros de sécurité sociale, les adresses postales, les dates de naissance ou le téléphone portable. numéros de téléphone.

“De quoi (…) redouter de futures attaques de phishing sur cette base très sensible”, insiste le site spécialisé.

Cunégonde Lestrange

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