octobre 16, 2021

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IKEA France applique les verdicts en face à face alléguant l’espionnage du travail

Versailles, France (AP) – Un panel de juges doit se prononcer mardi sur la question de savoir si des responsables d’IKEA, une filiale française de décoration d’intérieur adaptée aux familles, ont espionné les représentants syndicaux, les employés et certains clients mécontents.

IKEA France, deux anciens PDG et un responsable de la gestion des risques, sont passibles d’amendes, d’une peine d’emprisonnement de 15 ans ou plus pour avoir prétendument fraudé des clients entre 2009 et 2012 et espionné des profils.

Les syndicats allèguent qu’IKEA France a collecté des données personnelles par fraude, notamment via des fichiers de police obtenus illégalement et la divulgation illégale d’informations personnelles.

La société, qui a déclaré avoir coopéré à l’enquête, s’expose à une amende maximale de 3,75 millions de dollars (4,5 millions de dollars) en cas de condamnation.

A l’issue d’un procès de deux semaines à Versailles en mars, l’avocate Pamela Tabardel a demandé à IKEA de payer à la France une amende de 2 millions de yens, une « peine modèle exemplaire et un message fort à toutes les entreprises ».

Les avocats d’IKEA France ont nié que l’entreprise ait eu une quelconque stratégie de “renseignement public”.

Mais le responsable de la gestion des risques Jean-François Paris a convenu avec les juges français qu’entre 30 530 000 et 30 630 000 par an devraient être alloués à de telles enquêtes. Paris est le seul responsable dont le département serait chargé de gérer l’opération sur ordre de l’ancien PDG Jean-Louis Baylot.

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Paris a été accusé d’avoir retenu des informations à caractère personnel et d’être complice de sa diffusion illégale.

Deux anciens PDG se sont rendus complices de l’obtention de renseignements personnels collectés illégalement et volés. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 50 750 000.

Pilot, le PDG de 1996 à 2009, a nié avoir ordonné une opération d’espionnage.

Selon l’avocat d’IKEA France Emmanuel Dawood, l’ensemble de l’affaire est marqué par un manque de preuves solides et des trous.

Les syndicats allèguent qu’IKEA France a payé pour accéder aux dossiers de la police contenant des informations sur les personnes ciblées, en particulier des militants syndicaux et des clients impliqués dans le conflit avec IKEA. Parmi ceux qui attendent un verdict figurent deux policiers qui ont fourni des informations.

Parmi les allégations, IKEA a utilisé les données non autorisées de la France pour capturer un employé qui a demandé des allocations de chômage mais a conduit une Porsche. Dans un autre cas de cambriolage présumé, il a été allégué que le casier judiciaire d’un collègue avait fait l’objet d’une enquête pour déterminer comment BMW pouvait être maintenu avec un faible revenu.

L’entreprise a licencié quatre dirigeants et a modifié sa politique interne après que les procureurs français ont ouvert une enquête pénale en 2012.

L’entreprise fait face à des dommages-intérêts résultant de poursuites civiles intentées par des syndicats et 74 employés.

En France, IKEA, filiale suédoise de magasins de meubles, emploie plus de 10 000 personnes dans 34 magasins, dont une plateforme e-commerce et un centre de support client.

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Contribution d’Elaine Conley à Paris.