Économie

“Il y a une gueule de bois du télétravail”, déclare le président du Medef

ENTREVUE

“Il y a une sorte de gueule de bois du télétravail, des gens qui se disaient” je vais m’installer dans ma maison de campagne “” et qui rentrent maintenant, a assuré dimanche Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, au Grand Rendez-vous. -vous sur l’Europe 1. Le crise sanitaire a changé la donne du télétravail, qui s’est imposé dans la vie quotidienne des Français. Mais le responsable du Medef estime que, si le télétravail peut être justifié dans certains cas, ce n’est pas «l’avenir» du travail.

“Les employés doivent se voir”

“Cela dépend des conditions dans lesquelles vous travaillez, cela dépend de la profession. Environ 70% des postes ne sont pas télétravaillables”, a rappelé Geoffroy Roux de Bézieux. Selon lui, il y aurait donc eu une «gueule de bois du télétravail», donc, pour certains salariés qui travaillaient par exemple dans des conditions précaires à domicile. “On comprend qu’une entreprise est un collectif, des salariés qui ont besoin de se voir!”

Le patron du Medef prétend même recevoir “des demandes, y compris des demandes syndicales, qui disent” quatre semaines d’accord, mais après ça ce sera compliqué “”. Pourtant, le Premier ministre demande aujourd’hui aux partenaires sociaux de rouvrir un projet sur le télétravail, pour les mois à venir, encore incertain en cette période d’épidémie. “Il nous demande de trouver une solution pour janvier, février, mars, en fonction de l’état de santé, qui ne serait pas la totalité du télétravail de novembre et décembre, mais même pas le retour à l’état antérieur”, précise Geoffroy Roux de Bézieux.

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Double volontariat

Mais pour l’instant “difficile à projeter” vu la situation sanitaire. «L’accord que nous avons signé fait une bonne différence entre le télétravail en temps de crise et en temps normal. […] Ce qui est très compliqué, c’est que dans une startup où tout le monde travaille à distance, et dans une entreprise de construction, ce n’est pas du tout la même chose », note le président du Medef, qui précise également que« les risques psychosociaux dans le télétravail isolé ils sont plus grands que nous ne le pensions “.

Le Medef recommande donc le «double volontariat» entre salarié et entreprise, pour «trouver le bon équilibre. C’est la bonne méthode au plus près du terrain». Alors le futur ne passe pas par le dématérialisé? «Non», estime Geoffroy Roux de Bézieux, pour plusieurs raisons: «Parce qu’une entreprise est un projet, un collectif, et il y a un risque énorme d’installer des gens en Inde: si tout est télétravaillable, il n’y aurait pas c’est plus une raison d’unité géographique “.

Thierry Dufour

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