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Jean-Claude Carrière, scénariste et écrivain, est décédé à l’âge de 89 ans

Cela s’appelle un “Encyclopédiste à l’époque des frères Lumière”. Le scénariste, dramaturge et écrivain Jean-Claude Carrière est décédé lundi 8 février à l’âge de 89 ans, a déclaré sa famille à l’Agence France-Presse (AFP).

Né le 17 septembre 1931 à Colombières-sur-Orb dans l’Hérault, dans une famille de vignerons qui vivent dans une ferme sans eau courante, un environnement sans livres ni images (il raconte son enfance à Le vin grincheux, Plon 2000), ce futur Arcimboldo des bibliothèques, à l’instinct de bricoleur, parle l’occitan jusqu’à l’âge de 13 ans. Puis ses parents reprirent la direction d’un café à Montreuil-sous-Bois, tandis que, en tant que boursier, il étudia au lycée Voltaire, puis au lycée Lakanal à Sceaux, et à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. , où il a obtenu une maîtrise en littérature et histoire.

Narrateur né, enseignant doué, passant éclectique, Jean-Claude Carrière aura passé sa vie à rencontrer, explorer, communiquer, partager, rendre ce qu’il a reçu, un griot moderne, mi-enchanteur, mi-iconoclaste, doté d’une clarté innée des sens, dédié à “Pour pouvoir tout dire à tout le monde”. Invité à se présenter à l’Académie française, et dans d’autres institutions glorieuses, il décline toujours ces invitations, fidèle à son rejet de ce genre de notoriété.

Vivez avec votre stylo

Le rire était l’une des boussoles de cet homme qui supprimait l’esprit de sérieux et ne voulait pas “Rien de pontifiant”. Après avoir publié un premier roman en 1957, Lézard (l’histoire d’un fainéant), ainsi que quelques romans d’horreur sous le pseudonyme de Benoît Becker, ont rencontré Jacques Tati, pour qui il a dû écrire un roman de Les vacances de Monsieur Hulot, puis Mon oncle.

La charrette d’aujourd’hui, mi-enchanteresse, mi-iconoclaste, dotée d’un sens inné de la lucidité, dédiée à «pouvoir tout dire à tout le monde».

Devenu acolyte de Pierre Etaix, il co-écrit le scénario de ses films, Soupirs (1963) un Grand amour (1969), complice de l’ancien assistant de Tati au point de devenir un opérateur de boom, accessoires … Auteur de croquis pour la télévision, plume et histrion des chansonniers Jacques Grello et Robert Rocca, et auteur du commentaire d’un documentaire sur le biologiste Jean Rostand et la vie sexuelle des animaux (Le bestiaire de l’amour, par Gérald Calderon, 1963), il décide de vivre de sa plume.

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Le surréalisme est son passe-temps. L’une de ses grandes complicités est celle qu’il a eue avec Luis Buñuel, qui cherchait un scénariste pour s’adapter Un journal de bonne, d’après Octave Mirbeau (1964). Les deux hommes ne se sépareront plus, jusqu’à quand Cet objet sombre du désir (1977), cultivant une complicité d’irrévérence depuis dix-neuf ans, amoureux des blagues, des délires de l’imaginaire, de l’irration irrationnelle, de l’irrévérence et des histoires qui secouent la dramaturgie traditionnelle.

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Juliette Deforest

"Évangéliste de télévision. Communicateur sans excuse. Fanatique de bacon primé. Accro de la nourriture en général."

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