divertissement

Jean-Jacques Annaud transforme la véritable histoire de l’incendie de Notre-Dame de Paris

Le réalisateur français Jean-Jacques Annaud (La guerre du feu, le nom de la rose, l’ours …) a commencé le tournage de son film mardi 9 mars à Bourges Notre-Dame brûle sur l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, qui a eu lieu le 15 avril 2019. Votre ambition? Donner envie aux téléspectateurs “retourner dans une grande pièce“pour une histoire”si improbable“, a-t-il déclaré à l’AFP. Le film devrait sortir en”Avril 2022“.

>> toute l’actualité de la reconstruction de Notre-Dame de Paris

Comment avez-vous préparé ce film?
Jean-Jacques Annaud: J’ai rencontré tout le monde, tous les pompiers, petits et grands, du général au caporal. C’est un film qui comprend des éléments cinématographiques incroyables … Je n’aurais pas osé faire ces rebondissements dramatiques, s’il n’avait pas été collé à la vérité. Je n’ai jamais écrit un scénario aussi heureusement, aussi vite. Ce scénario reflète la vérité de la réalité à 98%.

Votre film aura donc une dimension documentaire?
Environ 5% du film sera filmé à partir d’archives, d’ordinateurs portables, de télévision. On ne raconte pas d’histoires, il suffit de suivre la réalité infiniment plus baroque, parfois burlesque. (…) Comment osons-nous dire que dans le premier véhicule qui part pour sauver cette cathédrale, il y a quatre pompiers, deux n’ont jamais connu le feu et deux sont des filles. Il y a 1% de femmes pompiers et il y en a deux. Cela ressemble à un film hollywoodien.

Les pompiers seront-ils les personnages principaux?
C’est ce qu’on appelle un film d’ensemble, le personnage principal, la star, c’est Notre-Dame. C’est comme si je racontais l’histoire d’une victime mourante et les médecins ne peuvent pas venir … Dieu merci, c’est une fin heureuse. (…) Les personnages qui interviennent sont ceux qui ont contribué à sauver la cathédrale: ils sont une poignée. Il y a ce groupe de quatre jeunes. Ils sont seuls pendant vingt minutes, ils parviennent à refroidir l’échafaudage qui, s’il n’avait pas été refroidi, se serait plié. 500 tonnes auraient emporté la cathédrale.

READ  L'actrice Emma Watson, Hermione inoubliable dans "Harry Potter", met sa carrière d'actrice en pause

Le réalisateur Jean-Jacques Annaud commence le tournage de son film "Notre-Dame brûle" le 9 mars 2021 dans la cathédrale Saint-Étienne de Bourges (Cher). (PIERRICK DELOBELLE / RÉPUBLICAIN BAIE / MAXPPP)

Pourquoi avoir choisi la cathédrale de Bourges pour certaines scènes?
Après avoir visité pratiquement toutes les cathédrales de France, nous nous sommes demandé quel est le lieu qui non seulement a l’air le plus beau, mais qui a le lyrisme, la poésie, l’invitation à la spiritualité de Notre-Dame. Nous avons tous voté pour Bourges. A chaque fois que vous entrez dans cette cathédrale, il y a une envie d’errer et c’est franchement magnifique.

Comment en êtes-vous venu à faire ce film?
Je suis un ami traditionnel du groupe Pathé. Là, c’est Jérôme Seydoux qui m’a demandé si j’étais intéressé par un documentaire. Il m’a donné de la documentation, le soir même je l’ai presque appelé pour lui dire que tout allait bien. Et aussi pour lui dire que ça n’allait pas être un documentaire! Je suis extrêmement reconnaissant de pouvoir réaliser un film aussi luxueux avec des ressources considérables dans une situation extrêmement alarmante.

Quelle est ton ambition?
Le cinéma existe depuis plus de cent ans, il y a eu tant de merveilles. Si nous n’avons pas un peu mal à la tête pour faire quelque chose d’un peu plus audacieux, à quoi ça sert? Si un incendie est bien filmé, nous savons qu’il est dangereux dans nos tripes. Et puis il y a le grondement, le rugissement est terrifiant, un peu comme celui de la cathédrale que l’on pouvait entendre à plusieurs kilomètres de là. C’est du spectacle et, dans notre cas, sur un fond dramatiquement surprenant, parce que nous pensons savoir, mais nous ne savons rien.

Pensez-vous que cette dimension spectaculaire vous intéresse?
Il faut se donner envie de retourner dans une grande salle, pour un vrai spectacle cinématographique. (…) La splendeur de la cathédrale de Bourges est de la voir grande ouverte, car si on la voit sur un téléphone, elle ne fait pas la même impression. Je fais partie de ceux qui anticipent une rénovation prestigieuse.

Juliette Deforest

"Évangéliste de télévision. Communicateur sans excuse. Fanatique de bacon primé. Accro de la nourriture en général."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer