Économie

L’administration Biden lance la lutte pour l’imposition minimale des multinationales

L’administration Biden a entamé la lutte pour une imposition minimale des bénéfices des entreprises, marquant peut-être la fin de quarante ans de concurrence fiscale mondiale. En tout cas c’est l’objectif exposé le lundi 5 avril par Janet Yellen, le secrétaire au Trésor des États-Unis: “Nous travaillons avec les pays du G20 pour convenir d’un taux global minimum d’imposition des sociétés qui peut arrêter la course vers le bas”, dit Mmoi même Yellen dans un discours à Chicago, défendant la concurrence loyale sur la planète et la fiscalité qui permet aux États de remplir leurs missions.

L’intervention de Mmoi même Yellen est à replacer dans un double contexte, national et international. Cela a lieu une semaine après que le président Joe Biden a dévoilé un vaste plan d’investissement de 2,2 billions de dollars à Pittsburgh qui serait financé en grande partie par la hausse de l’impôt sur les sociétés – Biden veut augmenter le taux d’imposition des sociétés (IS) de 21% à 28%, alors qu’il était de 35% sous Barack Obama.

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Les classes populaires au centre du projet politique

Il fait partie du programme ouvrier du président Biden, qui entend remettre les classes populaires au centre du projet politique américain et entend avoir un État financé par tous, y compris les entreprises. Cependant, ce n’est pas le cas. «En 2019, 91 entreprises du Fortune 500, les plus grandes au monde, dont Amazon, ont utilisé diverses échappatoires pour éviter de payer un seul centime d’impôt fédéral sur le revenu»., avait signalé M. Biden à Pittsburgh (Pennsylvanie). «Je ne veux pas les punir, mais c’est faux. Un pompier et un enseignant paient-ils 22%? Est-ce qu’Amazon et 90 autres grandes entreprises ne paient aucun impôt fédéral? Je vais mettre fin à ça. “

M.moi même Yellen a répété le contexte politique: «Il s’agit de garantir que les gouvernements disposent de systèmes fiscaux stables qui génèrent suffisamment de revenus pour investir dans des biens publics essentiels et répondre aux crises, et que tous les citoyens partagent le fardeau équitablement. “

C’est pourquoi tous les pays doivent jouer le jeu, d’autant plus que les républicains dénoncent déjà le désavantage concurrentiel infligé aux entreprises américaines dans le plan Biden. M.moi même Yellen a délibérément prononcé ce discours deux jours avant la réunion des ministres des finances du G20: pour que les États-Unis ne soient pas les perdants de ce mouvement, elle demande à ses partenaires de la soutenir: “Les propositions du président Biden (…) appel (…) à un engagement international renouvelé, reconnaissant l’importance de travailler avec d’autres pays pour mettre fin aux pressions de la concurrence fiscale et à l’érosion de l’assiette fiscale des sociétés “, a confirmé Mmoi même Yellen.

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Thierry Dufour

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