La technologie

Le CES de Las Vegas face au défi virtuel

Pascal Lavaur, le fondateur de Go4ioT (objets connectés), ne le cache pas. La perspective de ne pas avoir à se rendre à Las Vegas (Nevada) en début d’année pour assister au Salon de l’électronique grand public – Le CES, la grande masse annuelle des nouvelles technologies -, cela ne le dérange pas complètement. «Au cours des deux dernières années, il m’a fallu deux semaines pour récupérer. C’est épuisant. “ Le décalage horaire à absorber, les heures à entretenir, le bruit permanent, les kilomètres de marche entre les couloirs, les jours qui s’étirent jusque tard dans la nuit… L’événement a un coût pour les organisations… et pour les finances. Parmi les billets d’avion, le prix exorbitant de l’hébergement, l’inscription au salon, la construction d’un stand, la participation au CES coûte cher.

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A défaut de faire le déplacement, il restait une question à répondre: cela valait-il la peine d’assister à la version numérique de l’événement? En raison de la pandémie Covid-19, le CES se déroulera cette année en mode virtuel, du lundi 11 au 14 janvier, avec des conférences en ligne, des pages dédiées aux exposants, des outils de comparaison …

Parmi les habitués de cet événement annuel, de grands noms comme Engie, Faurecia ou Valeo ont décidé de l’ignorer. Autre abonné absent, le spécialiste de la maison connectée Netatmo, propriété, depuis 2018, du groupe Legrand. «Le CES est un lieu de rencontre physique rare, un lieu de convivialité, une occasion de partager un repas. Il n’est pas compatible avec un événement en ligne “explique le fondateur de la société Fred Potter.

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“Notre succès est indissociable de ce spectacle”

Autre absent, Withings, le spécialiste de la santé connectée, qui a participé aux dix dernières éditions de l’émission. Moins du fait du format en ligne que du manque d’annonces majeures à faire en début d’année, explique son PDG, Mathieu Letombe. Jusque-là, le calendrier de sortie des produits de l’entreprise était basé sur les dates d’ouverture du salon: «C’était une perspective très motivante pour les équipes de sortir le produit à temps», reconnaît le chef.

C’est l’une des raisons qui font du CES un événement si important dans le monde de la technologie, des plus petites start-ups aux plus grands groupes mondiaux. “Notre succès est indissociable de ce spectacle”, considérez M. Potter. Pour le fréquenter pendant de nombreuses années, en tant que patron même l’agence de relations presse Licence K, Jean-François Kitten, considère cet événement comme unique: «Il n’y a personne d’autre dans cette industrie qui dégage autant d’énergie et d’enthousiasme. “ Concrètement, analyse-t-il, ces quelques jours au Nevada permettent aux participants de rencontrer le plus de monde possible en peu de temps: journalistes, clients, fournisseurs, partenaires – et même de grands groupes français qu’il serait plus difficile de rencontrer. à Paris. Si tout va bien, “Quand vous rentrez en France, vous êtes connu, les fonds d’investissement vous appellent, les gens veulent être recrutés par vous”, explique M. chaton.

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Cunégonde Lestrange

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