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Le chef de l’OMS critique le manque d’accès de la Chine aux données

Comme prévu, le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les origines du Covid-19, publié le lundi 29 mars, ne fait pas la lumière sur l’origine de cette pandémie, qui a au moins 2,79 millions de décès dans le monde. Lors d’une présentation des résultats de ce sondage mardi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreysesus, a critiqué le manque d’accès aux données brutes autorisé par les autorités chinoises.

Il a souligné que les experts internationaux “Ils avaient exprimé leurs difficultés à accéder aux données brutes” en Chine – une critique publique rare de la façon dont Pékin a géré cette enquête conjointe. De nombreux spécialistes estiment également que les experts qui ont visité Wuhan pendant quatre semaines ne l’ont pas fait il n’avait pas assez de latitude travailler librement. La nomination des dix experts enquêteurs a notamment fait l’objet d’intenses négociations entre Pékin et l’OMS. La Chine a réussi à coopter les scientifiques en question et à limiter leur marge de manœuvre.

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Une enquête obligatoire sur l’hypothèse d’une fuite de laboratoire

“J’espère que les nouvelles études collaboratives seront basées sur un partage de données plus large et plus rapide”, a conclu le directeur général de l’OMS. Le chef de la délégation d’experts internationaux, Peter Ben Embarek, a voulu minimiser le problème lors d’une conférence de presse, précisant qu’en Chine comme ailleurs, certaines données ne peuvent être partagées pour des raisons de confidentialité.

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Le chef de l’OMS a également appelé à une nouvelle enquête, menée avec des experts spécialisés, sur l’hypothèse d’une fuite de coronavirus d’un laboratoire en Chine. Cependant, le rapport a estimé qu’une telle perte était “Extrêmement improbable”. Suite “Cela nécessite une enquête plus approfondie, probablement avec de nouvelles missions, avec des experts spécialisés que je suis prêt à déployer.”dit Tedros Adhanom Ghebreyesus.

“Cette relation est un début très important, mais ce n’est pas le dernier mot”, a fini par souligner le directeur général de l’OMS, ouvrant la voie à de nouvelles recherches. De son côté, l’Union européenne a également salué une “Première étape utile” les plus << Tout en regrettant le démarrage tardif de l'enquête, le retard dans le déploiement des experts [en Chine] et la disponibilité limitée d’échantillons et de données “ remontant au début de la pandémie.

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Les vingt-sept, cependant, insistent “La nécessité de poursuivre les investigations pour étudier les origines du virus et comment il s’est retrouvé chez l’homme”. “Cela exige que nous ayons toujours accès en temps opportun à tous les lieux appropriés et à toutes les données humaines, animales et environnementales disponibles”, y compris le parent “Les tout premiers cas de Covid-19 détectés”, Ils continuent.

Dans le sillage de l’Europe, les États-Unis et treize pays se sont exprimés «Préoccupation partagée par le fait que l’étude menée par des experts internationaux sur l’origine du virus SRAS-CoV-2 a été considérablement retardée et n’a pas eu un accès complet aux données et échantillons originaux», déclare le gouvernement des États-Unis, y compris le Royaume-Uni, Israël, le Canada, le Japon, l’Australie, le Danemark et la Norvège.

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Le monde avec l’AFP

Benoit Béringer

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