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le taux d’incidence en France est revenu en dessous de 250, pour la première fois en un mois

Avant la mise en place de l’endiguement, ce seuil de 250 cas pour 100 000 habitants correspondait au seuil d ‘«alerte maximale».

Cela ne s’était pas produit depuis mi-octobre: ​​le taux d’incidence en France est passé sous la barre symbolique des 250 dans la semaine du 9 au 15 novembre, selon les dernières données de Santé publique France mises à jour mercredi. Rappelons que ce critère correspond au nombre de nouveaux cas de coronavirus officiellement enregistrés dans les 7 derniers jours, puis signalés à 100000 habitants.

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Le seuil de 250 est symbolique car il était, avant la reconfirmation, le seuil “d’alerte maximum”. La plupart des départements qui la traversent pourraient rapidement prendre des mesures pour limiter la propagation de l’épidémie: couvre-feu dans les métropoles, fermeture de bars, limitation des rassemblements …

La semaine du 12 au 18 octobre, pour la première fois depuis la baisse printanière, le seuil des 250 au niveau national a été franchi. Le pic a été atteint deux semaines plus tard, à la fin du mois d’octobre, lorsque le gouvernement a décidé de reconfirmer l’ensemble de la population. Le taux d’incidence avoisine donc 500 cas pour 100 000 habitants.

L’infographie ci-dessous montre l’évolution du taux depuis mai. Cliquez sur le menu déroulant pour visualiser l’évolution de ce même indicateur dans votre département.

Les nombres affectés par les tests antigéniques?

Cependant, il faut rappeler que les tests antigéniques, qui peuvent être réalisés en dehors des laboratoires d’analyses, n’ont pas été pris en compte par Santé publique France. Ces tests, beaucoup plus rapides mais beaucoup moins fiables, sont désormais comptabilisés dans les données de test positives, mais seulement pour quelques jours.

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«Il convient (…) de rester prudent dans l’interprétation des indicateurs liés aux tests RT-PCR (…) compte tenu de la disponibilité pour 3 semaines de tests antigéniques, ce qui peut avoir conduit à une diminution de l’utilisation des tests RT -PCR et a donc sous-estimé le taux d’incidence », écrit Santé publique France dans sa dernière mise à jour épidémiologique hebdomadaire du 12 novembre. “

Cependant, leur utilisation reste pour l’instant minoritaire et cette baisse du taux d’incidence ne peut pas être uniquement due à un biais statistique: “D’après les données disponibles sur les volumes de tests antigéniques réalisés, il semble que leur exclusion ne nécessite pas la diminution de l’incidence observée », a déclaré Santé publique France.

Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, il a dit à France Info Lundi, environ 150 000 personnes ont été testées de cette manière depuis le début du mois. Par comparaison, les laboratoires peuvent exécuter un à deux millions de tests PCR par semaine.

Un indicateur parmi d’autres

En fonction du nombre de cas positifs détectés chaque jour, le taux d’incidence peut varier très rapidement en fonction de la capacité de dépistage locale. Une erreur dans la déclaration des cas, une diminution du nombre de tests effectués ou l’apparition simultanée de quelques clusters dans une zone peu peuplée peuvent augmenter très rapidement cet indicateur.

Le critère le plus fiable pour analyser l’évolution de l’épidémie reste le nombre de cas graves de Covid-19: hospitalisations, admissions en réanimation … Indicateurs en légère baisse ces derniers jours, mais beaucoup moins brutalement que le taux d’impact .

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Le nombre de morts, cependant, continue d’augmenter, ce qui est tout à fait logique quand on connaît le «cycle» traditionnel d’un patient mourant de Covid-19 – les effets de l’enfermement se font difficilement sentir sur ce nouvel indicateur pour l’immédiat. En mars, le directeur général de la santé a expliqué le processus classique d’admission aux soins intensifs:

“Vous avez été infecté (…), vous avez environ une semaine d’incubation. Ensuite, vous commencez à être malade, peut-être que vous êtes moins bien, et c’est à partir de ce moment que vous contacterez l’hôpital (…). Donc 15 jours après cela une contamination, en particulier le passage aux soins intensifs est observée ».

Louis Tanca Journaliste BFMTV

Delphine Perrault

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