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les États-Unis opposent le reste du monde à l’ONU

A l’ONU, lundi 31 août, les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution sur le sort des combattants djihadistes étrangers au motif que le texte n’appelait pas à leur rapatriement, illustrant notamment un écart croissant avec leurs alliés européens.

Rédigé par l’Indonésie, membre non permanent du Conseil de sécurité, le texte a recueilli 14 voix pour, seuls les États-Unis ont voté contre.

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Sur cette question de la lutte contre le terrorisme, jusqu’ici consensuelle entre Occidentaux et non dans les enceintes internationales, la décision des États-Unis d’utiliser son veto est spectaculaire et semble refléter une irritation croissante de Washington envers les Européens. “Le veto est devenu très bon marché”, déplore un diplomate sous couvert d’anonymat, pour juger “Très nocif” la position adoptée par Washington pour les relations transatlantiques.

Snub pour l’Indonésie

Il devrait renforcer l’action internationale contre le terrorisme, la résolution indonésienne “C’était pire que pas de résolution”L’ambassadeur américain à l’ONU, Kelly Craft, a déclaré dans son explication de vote. Sans référence à “Première étape fondamentale” qui est le “Rapatriement vers le pays d’origine ou de nationalité” combattants étrangers, cette résolution “échoué” pour renforcer la lutte contre le terrorisme, a-t-il insisté, et les États-Unis refusent donc de participer “A une farce aussi cynique et volontairement inconsciente”.

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Outre le signal négatif adressé aux Européens, le veto américain représente un grave affront à l’Indonésie, qui a fait de ce texte l’une des priorités de sa présidence d’août du Conseil de sécurité.

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Lors d’une conférence de presse, l’ambassadeur d’Indonésie auprès des Nations Unies, Dian Triansyah Djani, a regretté la non-adoption de cette “Résolution importante” qui ferait la planète “Un monde plus sûr pour nous tous” et qui a reçu un “Soutien majoritaire des membres” Conseil. L’Indonésie a recherché un consensus, en gardant à l’esprit “La vision plus large selon laquelle nous devons être unis dans la lutte contre le terrorisme”, revendiqué.

Limiter les rechutes

Le projet de résolution indonésien a encouragé les membres de l’ONU à réintégrer d’anciens combattants étrangers, dont plusieurs milliers sont détenus en Syrie et en Irak, dans leur société une fois que leurs éventuelles peines de prison ont été purgées, et à fournir une assistance spéciale aux leurs femmes. et les enfants.

Le texte explique qu’encourager la réinsertion sociale des détenus vise à limiter la récidive. Il vise également à exhorter les États membres à partager leurs expériences dans l’application des sanctions et la réintégration des personnes condamnées pour des actes terroristes et les mesures qui doivent être prises pour réintégrer les individus dans la société, indique la résolution.

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Washington, qui a été soutenu dans les négociations par Moscou pour inclure le terme “rapatriement” dans le texte, il défend depuis longtemps la nécessité de ramener les combattants djihadistes étrangers détenus en Syrie et en Irak dans leur pays d’origine. Les Européens mais aussi les pays arabes sont opposés à cette politique, préférant qu’ils soient jugés et purgés leur peine dans le pays où ils ont commis leurs crimes.

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” Cas par cas “

En Europe, plusieurs pays comme la France ou la Belgique ont adopté une politique de ” cas par cas “ rapatrier les enfants (voire leurs mères) des djihadistes détenus au Moyen-Orient.

À l’ONU, le mois d’août a été particulièrement difficile pour les relations américano-européennes.

Plus tôt ce mois-ci, les Européens avaient rapidement rejeté aux Nations Unies un projet de résolution américain visant à prolonger un embargo sur les armes imposé à l’Iran, puis une tentative américaine de rétablir les sanctions internationales contre Téhéran.

La semaine dernière, lors d’un débat sur la lutte contre le terrorisme, Kelly Craft s’est plaint que les Européens, en pensant à l’Iran, préfèrent “Pour mettre ta tête dans le sable” devant de “La grave menace” demandé par les combattants djihadistes étrangers.

Le monde avec l’AFP

Alphonse Dumont

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