Économie

Les frontières ont favorisé la volonté de changer d’emploi

De nombreux Français ont profité de ces périodes pour chercher un nouvel emploi et / ou pour apprendre à se développer professionnellement.

Enfermés à l’intérieur pendant des mois lors de la première naissance, désormais privés de sortie après 18h ou même le week-end, les Français s’ennuient. Malgré tout, ces périodes semblent avoir favorisé l’envie de mobilité et l’acquisition de nouvelles compétences, notamment grâce aux outils en ligne.

Selon une étude Hello Work, 1 salarié sur 2 a intensifié ses recherches après la crise en raison de l’envie d’un nouveau projet professionnel. Alors que 23% des répondants ont déjà changé d’emploi au cours des 12 derniers mois, 84% sont actuellement à la recherche d’une nouvelle entreprise de carrière. «La crise sanitaire est clairement à l’origine de cette forte mobilité: elle a poussé une personne interrogée sur deux à intensifier ses recherches», lit-on.

Non attendre et voir

Les principales raisons de cette envie d’ailleurs reposent avant tout sur la prise de conscience de nouveaux appétits ou d’un nouveau projet (53%), face à la manière dont leur entreprise actuelle a géré la situation (36%) et la volonté de déménager dans une nouvelle région (36%).

“Malgré ce que l’on pourrait penser, les salariés ne font pas preuve d’attentisme dans cette crise, au contraire, ils ont des projets, des envies pour ailleurs, pour la mobilité, ils accélèrent leurs recherches, leurs projets professionnels”, dit David Beaurepaire, directeur général de Hellowork.

Selon une enquête Yougov, 33% des répondants européens ont indiqué vouloir se développer professionnellement soit pour acquérir une nouvelle compétence et passer à une nouvelle carrière, soit pour la stabilité et la sécurité de leur emploi actuel.

READ  Total maintient son dividende malgré des résultats en baisse

Apprenez une nouvelle langue, apprenez à coder

Ainsi, alors que 22% des Français interrogés souhaitaient se perfectionner en cuisine et 20% en loisirs créatifs, 11% ont profité de l’emprisonnement pour apprendre une nouvelle langue ou se perfectionner et 6% pour apprendre la programmation. 12% d’entre eux ont entre 18 et 24 ans.

Plus de la moitié (56%) d’entre eux ont déclaré que leur motivation était dictée par le désir de se recycler ou d’envisager une nouvelle carrière dans cette industrie très prometteuse. Une volonté rendue possible par la multitude de formations en ligne sur le sujet.

De plus, selon les données recueillies par LinkedIn, la pandémie de Covid-19 a stimulé les secteurs de la technologie et du numérique, ainsi que des offres d’emploi dans le développement de logiciels, l’ingénierie, la science des données ou même l’IA.

«Si la pandémie nous a montré quelque chose, c’est que l’avenir est numérique. Il est émouvant de voir tant de gens, en particulier ceux qui n’ont pas une formation technique, entrer dans la programmation informatique ou le développement de logiciels et y voir une nouvelle compétence» commente-t-il Werner Knoblich, vice-président senior et directeur général de RedHat, une société de logiciels à l’origine de cette étude.

Olivier Chicheportiche Journaliste d’affaires BFM

Thierry Dufour

"Amoureux de la nourriture. Défenseur de l'alcool. Solutionneur de problèmes. Expert en café. Maven d'Internet pour les hipsters."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer