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Les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies dans la chaleur

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont été placés sur la sellette le lundi 16 novembre lors d’un débat organisé par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) sur l’avenir de cet organe, paralysé par leur “Conflits d’intérêts”.

“Le Conseil a failli à plusieurs reprises à sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales”, a dénoncé le président de l’Assemblée générale, l’ancien ministre turc Volkan Bozkir, sans donner d’exemples concrets. “Les intérêts contradictoires de ses membres et le recours fréquent au veto ont limité l’efficacité du Conseil de sécurité”, Il ajouta. Les cinq membres permanents, les seuls à avoir ce droit, sont les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Ces critiques à l’encontre d’une institution qui ne s’est pas réformée depuis des décennies malgré l’évolution du monde s’ajoutent à celles du président français Emmanuel Macron, qui a estimé dans une interview aux médias lundi Le grand continent qui ne produisait pas “Des solutions plus utiles”.

«Même dans certaines des crises humanitaires les plus urgentes, le Conseil n’a pas réussi à fournir une réponse opportune et adéquate. C’est un sérieux revers par rapport aux principes fondateurs de l’ONU et à nos efforts conjoints pour construire un monde pacifique. >>, continua Volkan Bozkir. À son avis, “La réforme du Conseil de sécurité est un impératif inévitable, difficile et essentiel”.

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Depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 au début de cette année, ce Conseil a tenu très peu de réunions sur les conséquences du virus pour la stabilité de la planète. Il lui a également fallu plus de trois mois pour surmonter les différences sino-américaines afin d’adopter le 1est Juillet une résolution rédigée par Paris et Tunis, appelant à une plus grande coopération et à un cessez-le-feu dans les pays en conflit pour faciliter la lutte contre la pandémie.

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États-Unis et Russie réticents au changement

Lors du débat de lundi, les 193 membres de l’ONU ont évoqué le droit de veto, l’élargissement de l’organe et sa représentation régionale. Mais avec des différences encore profondes qui ne suggèrent pas une relance positive des discussions menées depuis treize ans sur une réforme.

Le Conseil de sécurité, qui peut décider des sanctions internationales et du recours à la force dans le monde, compte au total quinze membres: en plus des cinq membres permanents, dix membres non permanents pour un mandat de deux ans, dont la moitié a tous renouvelé années.

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Pour l’Algérie, tout nouveau membre d’un Conseil élargi devrait avoir le droit de veto. Les États-Unis et la Russie, qui l’ont utilisé quinze fois depuis 2011 dans le seul cas syrien, ne veulent pas le voir dilué.

“Les États-Unis restent ouverts à un modeste élargissement du Conseil de sécurité”, a déclaré un diplomate américain, Ngoyi Ngoyi. Mais “Cela doit être fait sans réduire l’efficacité du Conseil de sécurité et sans modifier ou étendre le droit de veto”, a précisé le représentant du premier contributeur financier de l’Organisation.

“Les idées qui conduisent à l’érosion des prérogatives des membres permanents du Conseil de sécurité, en particulier le droit de veto, sont inacceptables”, a également souligné une vice-ambassadrice de Russie auprès de l’ONU, Anna Evstigneeva. Utiliser le veto et menacer de l’utiliser “À plusieurs reprises, ils ont empêché l’Organisation des Nations Unies de se retrouver associée à des sociétés douteuses”, à votre avis.

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Candidat allemand à un siège permanent

Le Royaume-Uni a rappelé de ne pas l’utiliser “Depuis 1989”, tandis que la France, sans commenter l’attribution du droit de veto aux nouveaux membres, “sujet sensible”, il s’est prononcé en faveur d’un Conseil qui s’arrête à 25 pays.

L’ambassadeur chinois Zhang Jun a, pour sa part, dénoncé une “Représentation excessive des pays développés”, appelant à une plus grande présence des petits et moyens pays, en particulier en Afrique. “Plus de 60 pays n’ont jamais siégé au Conseil” est “Certains petits États ne parviennent à participer que tous les 50 ans”, Il s’est plaint.

L’Allemagne, qui a plaisanté lundi sur un “La Belle au bois dormant attend son baiser” pour être relancé, il est candidat à un siège permanent au Conseil avec le Brésil, le Japon et l’Inde. L’Afrique, pour sa part, en recherche deux, sans encore avoir identifié de futurs bénéficiaires potentiels.

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Le monde avec l’AFP

Benoit Béringer

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