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les séparatistes renforcent leur majorité au parlement régional

Ces élections ont eu lieu un peu plus de trois ans après l’échec d’une tentative de sécession marquée par l’organisation, le 1er octobre 2017, d’un référendum d’autodétermination interdit par la justice et ponctué de violences.

Les partis indépendantistes catalans renforceraient leur majorité absolue au parlement régional dimanche 14 février à la suite d’un scrutin marqué par la pandémie, plus de trois ans après une tentative ratée de sécession de cette région du nord-est de l’Espagne.

Au-delà de la politique, l’image qui restera de ces élections sera celle des conseillers qui tiennent les bureaux de vote, protégés par des combinaisons blanches, pour voter pour les électeurs malades ou mis en quarantaine du Covid-19.

Après avoir compté près de 100% des voix, l’ancien ministre de la Santé Salvador Illa est sorti en tête avec environ 23% des voix et 33 sièges sur 135 au parlement régional. Envoyé par Pedro Sanchez pour destituer les séparatistes du pouvoir qu’ils occupent depuis 2015 à Barcelone, il reste très loin de son objectif. Si les partis séparatistes se sont engagés par écrit à ne pas signer d’accord avec lui, Salvador Illa n’a aucune marge de manœuvre pour lui permettre de compter sur les voix nécessaires pour accéder à la présidence de cette riche région du nord. -Est de l’Espagne, peuplé de 7,8 millions d’habitants.

Plus de trois ans après une tentative de sécession, les séparatistes, en revanche, n’ont pas été pénalisés par leurs profondes divisions et le désenchantement de leur base et ils ont totalisé plus de 50% des voix contre 47,5% aux dernières élections de 2017 Et avec 33 sièges pour la gauche républicaine de Catalogne (ERC), 32 pour l’Ensemble pour la Catalogne (JxC) de l’ancien président régional Carles Puigdemont et 9 pour les radicaux du CUP, ils renforcent leur majorité avec 74 sièges contre 70..

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Maintenant, ils devront surmonter leurs différences pour sceller un accord gouvernemental. Arrivé devant JxC, le candidat ERC Pere Aragones semble bien placé pour devenir le prochain président régional. La région est actuellement gouvernée par une coalition entre JxC, un parti qui soutient la confrontation avec Madrid, et ERC, plus modéré et pro-Pedro Sanchez au parlement espagnol.

Ces élections ont eu lieu un peu plus de trois ans après une tentative ratée de sécession marquée par l’organisation, le 1er octobre 2017, d’un référendum d’autodétermination interdit par les tribunaux et ponctué de violences policières dont des images qui avaient circulé dans le monde. Le chef du gouvernement catalan de l’époque, Carles Puigdemont, est toujours en exil en Belgique et neuf dirigeants indépendantistes ont été condamnés en 2019 à des peines allant de neuf à 13 ans de prison.

Benoit Béringer

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