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Lors d’une visite en Irak, le pape rencontre le grand ayatollah chiite Ali Sistani

C’est l’une des réunions religieuses les plus importantes de l’histoire. Le pape François, à la tête des 1,3 milliard de catholiques dans le monde, a été reçu samedi 6 mars par le grand ayatollah Ali Sistani, la plus haute autorité religieuse de nombreux musulmans chiites en Irak et ailleurs. Le pape argentin de 84 ans se tourne vers l’islam chiite alors qu’il rend visite au dignitaire de 90 ans – qui ne se présente jamais en public – dans sa modeste maison de la ville sainte de Najaf, à 200 km au sud de Bagdad.

Les deux hommes ont commencé leur réunion à huis clos, qui devrait durer près d’une heure, deux ans après que le pape François ait signé avec le grand imam d’Al-Azhar, une institution de l’islam sunnite en Égypte, un “document sur la fraternité humaine”. Ni la presse ni les autres invités n’ont été autorisés à participer à ce dialogue sans précédent mais l’ajout de ce passage au programme papal est une source de fierté pour de nombreux chiites dans un pays qui depuis 40 ans est passé de conflit en crise, en passant par une moment mortel. guerre civile entre musulmans chiites et sunnites.

Lorsqu’il est descendu de l’avion, le Souverain Pontife est passé devant un énorme appel au dialogue posté à l’aéroport pour son arrivée. “Il existe deux types d’hommes: soit vos frères dans la foi, soit vos égaux en humanité”, assure la bannière, citant l’Imam Ali, gendre du prophète Mahomet et figure fondatrice du chiisme enterré dans la ville sainte.

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Le grand ayatollah Ali Sistani est la plus haute autorité de la majorité des 200 millions de chiites du monde, une minorité parmi 1,8 milliard de musulmans. Son seul rival religieux est le chef suprême de l’Iran, le grand ayatollah Ali Khamenei. De nationalité iranienne, le Grand Ayatollah Sistani est le garant de l’indépendance de l’Irak depuis des décennies et dirige une école théologique qui soutient le retrait des religieux de la politique (ils n’ont qu’à conseiller), contrairement à l’école Qom en Iran.

Après Najaf, François doit continuer son voyage vers le sud, en direction d’Ur, une ville ancienne où selon la tradition le patriarche Abraham est né. Puis il priera avec des dignitaires chiites, sunnites, yézidis et sabéens.

Alphonse Dumont

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