Économie

l’usine d’Ajinomoto reprise par une start-up en Auvergne

Secouée par des restructurations à répétition, Amiens échappe à une nouvelle catastrophe industrielle: l’usine d’Ajinomoto sera reprise par la jeune société auvergnate Metabolic Explorer (MetEx), opération rendue possible par les conditions financières très favorables accordées par le groupe japonais.

Le site de Picard emploie environ 330 salariés dans la production de lysine – substance utilisée dans l’alimentation animale – et d’autres acides aminés à haute valeur ajoutée, a-t-on appris vendredi auprès de MetEx.

Ajinomoto comme MetEx sont spécialisés dans la production de composants chimiques par fermentation, une méthode “vert»Susceptible de remplacer certains produits par la pétrochimie.

A ce titre, MetEx fait depuis sa création l’objet d’un soutien indéfectible de l’Etat et de sa branche financière bpiFrance.

Petite start-up avec un effectif de seulement 120 personnes, MetEx pourra acquérir ce site pour un prix “raisonnableSi les négociations exclusives engagées avec Ajinomoto aboutissent: 15 millions d’euros, dont 8 millions à payer lors de la finalisation de la transaction, espérés d’ici mai.

Défense de l’occupation

La modestie de la facture s’explique par la dépréciation importante des actifs de 100 millions d’euros qu’Ajinomoto s’est engagée à dépenser dans ses comptes avant la cession de sa filiale. Ceci au nom de la défense du travail.

Nous avons choisi d’entamer des négociations exclusives avec Metabolic Explorer“Parce que son dossier est”le plus pertinent à ce jour pour l’avenir du site industriel d’Amiens“EST”pour la pérennité des emplois“Masami Kashiwakura, président du Ajinomoto Animal Nutrition Group, a déclaré, cité dans un communiqué de presse.

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Ajinomoto, a déclaré à la presse Benjamin Gonzalez le fondateur du MetEx, a choisi de se retirer de la nutrition animale depuis plusieurs années, une stratégie qui a conduit à la fermeture d’usines en Thaïlande et au Brésil et à la refonte de son unité américaine.

Le site d’Amiens ne disposant pas d’installations de recherche et développement, Ajinomoto souhaitait également un acheteur capable de lui fournir les technologies dont il avait besoin pour se pérenniser dans le temps.

Une éventuelle fermeture de ce site, “efficace et hautement automatisé«Cela aurait eu un fort impact dans la capitale picarde, déjà secouée par les fermetures des usines de pneus Goodyear (en 2014) et des appareils Whirlpool (en 2019). A 130 km, la fermeture de l’usine de Béthune à Bridgestone (pneus), autre groupe japonais, a eu un fort impact l’an dernier.

Thierry Dufour

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