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Match: Istanbul Basaksehir / PSG (0-2), performances individuelles

Le PSG s’est imposé 2-0 sur la pelouse d’Istanbul Basaksehir, non sans souffrance. Retour sur les performances individuelles des Parisiens.

Navas: Après une première période pour s’assurer des quelques boules chaudes qu’il doit négocier, il est beaucoup plus sollicité après la pause et fera les arrêts nécessaires au plus fort de la tempête. Toujours fort sur sa ligne avec plusieurs arrêts décisifs, il a également réussi à libérer son coup de poing de la sortie et même une aventure folle avec le ballon à ses pieds le long de la ligne de touche. Dans la relance, il a essayé de postuler, sans forcément toujours réussir.

Florenzi: Le line-up italien a montré dès le départ qu’ils sont principalement concentrés sur la partie défensive de leur rôle et on ne le voit que très peu offensivement en général. Cela ne l’empêchera pas de livrer un excellent centre à Mbappé sur l’une de ses rares ascensions, mais il ne se démarque pas vraiment dans ce qui est généralement son point fort et est assez ordinaire en matière de construction. Déjà à la limite défensive avant la mi-temps, sa seconde mi-temps a été un cauchemar dans l’ensemble et il a beaucoup souffert en duels, dépassé par la vitesse des blocs turcs. En fait, il sort encore avant la fin.

Balayeuse il l’a remplacé et la différence athlétique a été immédiatement ressentie, même s’il était frappé avec une carte pour effort excessif. Sinon, il a surtout verrouillé un couloir qui en avait besoin.

Danilo: Encore une fois défenseur central droit, il fera preuve d’une bonne application défensive en général en première période, se montrant appliqué au sol et dominant dans les airs pour repousser les centres arrivés. En seconde période, il était beaucoup plus demandé et toujours aussi impeccable. Auteur de plusieurs bonnes interventions, il est particulièrement fort dans sa tête quand Istanbul pousse et n’est quasiment jamais ramené au sol. Avec le ballon, en revanche, il sera assez neutre en général et se contentera d’assurer des passes simples. Ce sont principalement ses capacités défensives qui ont été examinées et il a amplement répondu à ce point de vue.

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Kimpembe: Son jeu a longtemps été étroitement lié à celui de Crivelli, son adversaire direct avec qui un duel plutôt physique s’est déroulé, et le défenseur parisien a le plus souvent été victorieux. Avant la pause, il avait sûrement manqué une tête ou eu des difficultés mais sans conséquences. Après le reste il se lève franchement, se montrant de plus en plus solide et suffocant, et repoussera un bon nombre de balles qui lui étaient parvenues. En seconde période, il a également simplifié les choses.

Kurzawa: Il a fêté son retour à onze ans avec une semelle d’entrée Crivelli mais cela ne l’empêchera pas de jouer un grand match. D’abord aussi sage que Florenzi sur l’autre flanc, il va lentement lâcher prise et prendre de façon très réelle de son côté avec des montées brusques, comme son superbe virage pour Di Maria. Moins présent sur le terrain de l’adversaire en seconde période, il sera plus efficace en défense et réussira de nombreuses bonnes interventions dans des situations parfois compliquées à gérer.

Bakker Il l’a remplacé en fin de match, se contentant de défendre sans faute au fur et à mesure que le score était acquis.

Marquinhos: La célèbre sentinelle parisienne aura beaucoup couru du côté d’Istanbul, non aidée par des attaquants peu occupés en défense. Le capitaine va régulièrement boucher les trous et ramasser quelques balles, mais dans l’ensemble il se trompera la plupart du temps, ruinant également ses propres interceptions qui auraient pu offrir de gros blocs. Dans l’ensemble, il doit faire mieux en orientation, mais son don de soi pour aider sa défense doit être souligné lorsqu’il a souvent été laissé à lui-même sur la défensive. Sans surprise, il a terminé beaucoup mieux lorsque le PSG est allé trois à la moitié, lui offrant plus d’options pour jouer.

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Herrera: Comme Marquinhos, il s’est donné sans compter sur le terrain d’Istanbul et a couru pour les autres. Très occupé défensivement, il n’a pas hésité à faire pression mais a souffert en seconde période dans des duels défensifs, puis étant débordé. Avec le ballon, cependant, il aura plus de mal à être le porteur du flambeau qu’il aurait dû être et sa répartition du jeu sera un peu trop limitée, avec des difficultés à faire passer le ballon devant lui. Difficile de lui en vouloir, comme pour Marquinhos.

Gueye il l’a remplacé dans les derniers instants et s’est rapidement fondu dans le jeu.

De Maria: L’autre suspension à long terme du groupe n’a franchement pas fait la même copie que Kurzawa. Ayant du mal à se positionner dans les 20 premières minutes, l’Argentin semblait également manquer d’automatismes avec ses coéquipiers et ce n’est que lorsque Neymar partira qu’il deviendra un joueur productif. Cela ne durera pas vraiment après la pause et cela semble complètement fait assez rapidement, en plus d’être beaucoup moins inspiré que d’habitude. Cependant, ce ne sont pas ses retours défensifs, franchement tardifs voire inexistants, qui ont dû le fatiguer. Un petit Di Maria donc à la fois manquant de rythme et mal interprété le jeu.

Rafinha Il l’a remplacé dans le dernier quart d’heure et a tout de suite apporté sa qualité technique et sa bonne accroche de balle. Il a également tenté sa chance après une belle action individuelle. Son entrée a permis une transition saine vers le 4-3-3.

Neymar: Loin d’être le meneur de jeu qu’il est habituellement, ses premières minutes attirent un joueur qui semble vouloir laisser le jeu l’atteindre. Pas très inspiré en général, il va enfin quitter le terrain sans vraiment être entré en jeu, comme s’il avait été définitivement gêné.

Sarabia Il le remplaça siège par siège puis changea rapidement de côté. Il est entré très lentement dans le jeu parisien puis a réussi à s’impliquer de plus en plus. C’est surtout après la mi-temps qu’il a joué un vrai rôle et, à l’approche de l’ouverture du score, a conduit à plusieurs centres dangereux, dont l’un mène au deuxième but. Ses appels et son jeu sans ballon ont bien fonctionné, à la fois pour créer des espaces et pour venir défendre.

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Mbappé: S’il n’a pas marqué, il était le principal danger à Paris et il est aussi très logiquement impliqué dans les deux buts. Attaquant axial, il n’a pas hésité à s’éloigner du côté gauche et chaque élan sur l’aile était dangereux, même si pas toujours bien conclu. Après la pause, on le retrouve plus axial et il donnera plusieurs buts à Sarabia, Di Maria ou Kean. Pas très individualiste et parfois même trop collectif, il laissera tomber un coin superbement bien centré sur la tête de Kean avant d’avoir plus de chance lorsque son faux tir se transforme en passe décisive. Avec peu de munitions il sera toujours sacrément dangereux, même si au moment de la conclusion il avait du gaspillage devant le but.

Kean: Le choix de Thomas Tuchel en attaque mettra beaucoup de temps à s’entendre avec le coach parisien et sa première période est assez pénible: difficile à trouver, pas très inspiré dans les appels ni disponible pour ses coéquipiers, peu présent dans les duels, il est franchement invisible avant la pause. La deuxième période a commencé mieux avec un avertissement provoqué puis il a tourné la partie de cette superbe tête décroisée, lui qui avait tant manqué dans les airs ces dernières semaines. Puis il marque le but à la mi-temps avec une séquence inspirée et offre ainsi trois points vitaux à son équipe, même s’il reste encore beaucoup de points à améliorer de son côté. Mais dans une équipe moyenne comme l’actuel PSG, leurs buts valent l’or.

Delphine Perrault

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