Économie

Nord: fermeture de l’usine de Carambar, mauvaise blague pour les salariés et les gourmets

A Marcq-en-Barœul, l’odeur de caramel émanant de l’usine de Carambar devrait disparaître d’ici la fin de l’année. La production de ce fameux bonbon sera transférée sur le site de Lutti, acheté il y a deux ans sous l’égide de la société d’investissement Eurazeo qui regroupe différentes marques de pâtisserie.

Le niveau de production doit rester le même et seuls huit kilomètres séparent les deux usines.

Sur le papier, même si la fermeture d’une usine historique fondée en 1899 pour fabriquer des chocolats dans un premier temps provoque toujours un petit coup de cœur, cela n’aurait pas dû être un problème. Sauf que les conditions de relocalisation des employés d’un endroit à un autre font frissonner les employés depuis novembre.

“Management des camps sur ces sites”

“Cela aurait dû être un simple transfert, mais la direction en a profité pour baisser tous les salaires de près de 25%”, rapporte David Pourre, délégué FO à Carambar. Et d’ajouter: «Les 114 salariés de Marcq-en-Barœul sont licenciés du site de Marcq-en-Barœul, puis reclassés dans celui de Bondues, mais avec un nouveau contrat. Cependant, après cette annonce, les négociations sur ce plan de fermeture se sont arrêtées. «Chaque week-end, il y a un mouvement de grève, car la direction est campée sur ces positions», a repris le délégué.

Lors d’une récente réunion de médiation le 11 janvier, la direction, selon Adrien Quatennens, le député LFI du nord qui a apporté son soutien aux salariés, “a finalement fini par reconnaître une baisse de salaire devant les représentants de l’Etat, tout en continuant à la réduire. au minimum », dit-il. Selon l’élu, la direction du travail a demandé à Carambar & Co de mettre en place un mécanisme pour compenser cette perte de salaire.

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Pendant ce temps, les stocks de bonbons diminuent de semaine en semaine, selon les syndicats. Marcq-en-Barœul est la seule usine où ces confiseries sont produites depuis sa création en 1954.

Un risque de pénurie?

La légende raconte qu’au tout début de 1954 Augustin Gallois et Georges Fauchille, gérant de la pâtisserie Delespaul-Havez à Marcq-en-Barœul, s’ennuyaient. Ils ont un énorme surplus de cacao entre les mains qui ne peut être gaspillé. Ensuite, ils le mélangent avec du caramel. Les deux collègues se mélangent et démarrent la machine. Mais les mécaniciens s’emballent et au lieu de sortir un bonbon carré, ils se retrouvent avec un caramel doux d’un peu plus de six centimètres.

C’est ainsi que Caram’Bar venait d’être créé (l’apostrophe disparaîtra en 1977). Cinq ans plus tard, le seuil de 300 millions d’unités vendues a été dépassé.

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Une réussite due au goût mais aussi à un plan marketing autour de cette gourmandise. Au départ, les bonbons habillés de jaune, rose et rouge. Le prix est fixé à 5 centimes de francs dès le départ, afin que les enfants puissent se le permettre avec de l’argent de poche. Et les points accumulés à chaque achat vous donnent droit à des cadeaux: une tablette de chocolat, une poupée et même des patins à roulettes! En 1969, ces bonus ont été remplacés par des blagues et des énigmes. Depuis, plus de 5 000 blagues ont été imprimées, à découvrir à l’intérieur de la célèbre papillote, certaines gonflées par les consommateurs eux-mêmes. Aujourd’hui, 82 000 kilomètres de Carambar sont produits chaque année.

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Thierry Dufour

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