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Opération anti-migrants dans les Pyrénées: un bureau spécial saisi pour enquêter sur la Génération Identitaire

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Lundi, le parquet de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a annoncé avoir saisi le Bureau central de lutte contre les crimes contre l’humanité, le génocide et les crimes de guerre dans le cadre de l’enquête sur l’opération anti-migrants menée. Mardi 19 janvier au col du Portillon.

Un bureau de gendarmerie spécialisé a été saisi dans le cadre de l’enquête préliminaire pour “incitation publique à la haine raciale” ouverte après une opération anti-migrants dans les Pyrénées par le groupe Génération Identité, a déclaré le parquet de Saint-Gaudens lundi 15 février (Haute-Garonne) . “J’ai contacté la Division des crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, le génocide et les crimes de guerre (OCLCH) qui travaillera en cosaisine avec la brigade de recherche de la gendarmerie de Saint-Gaudens”, a ajouté Christophe Amunzateguy.

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La saisine de ce bureau spécialisé permettra de tenir des auditions dans tout le pays et de mener “des analyses plus approfondies”, selon le magistrat. Des vidéos ont été diffusées, notamment sur le site Youtube, avec les personnes qui ont participé à cette manifestation “faisant des commentaires qui, à mon avis, entraient dans les qualifications qui pouvaient être retenues, notamment la provocation haineuse, notamment en ligne”, a insisté le procureur.

“Pas nécessairement une poursuite à la fin”

Mi-janvier, une trentaine de militants du groupe d’extrême droite s’étaient alignés entre Luchon (Haute Garonne) et la frontière espagnole. Avec les voitures soumises à «Defend Europe», ils s’étaient installés au Col du Portillon, certains étaient partis en randonnée à l’aide d’un drone pour surveiller la frontière. Ces militants ont ainsi déclaré vouloir lutter contre le «risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées».

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“J’ai des faits, je veux les affronter”, a déclaré le procureur. Ces militants “peuvent dire des choses qui ne sont pas réelles, il y a la liberté d’expression. Mais il y a ce que nous pouvons dire et ce que nous ne pouvons pas. Ce qui est criminel et ce qui fait partie de la liberté d’expression”, at-il insisté. “Je ne dis pas qu’à la fin j’aurai forcément un procès, je dis que je fais une enquête et à la fin de cette enquête j’établirai un crime ou pas”, a-t-il conclu.
En décembre, Génération Identitaire et trois de ses cadres ont été libérés par la cour d’appel de Grenoble dans l’affaire des opérations anti-migrants menées en 2018 dans les Alpes, à la frontière franco-italienne.

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Le ministère de l’Intérieur, qui accuse Generation Identity de “discours de haine allégués” et de son organisation en “milices privées”, vient d’entamer la procédure de dissolution du groupe, demandée depuis longtemps par diverses associations et partis politiques.

Alphonse Dumont

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