Economy

plus de 2600 collaborateurs repris par Financière immobilière bordelaise

Peu avant 9 heures ce matin, le tribunal de commerce de Lille a rendu son arrêt. Deux appels d’offres se disputaient l’acquisition d’une partie des magasins de la marque de prêt-à-porter féminin Camaïeu, ainsi que de ses 3 100 salariés. Il s’agissait d’un projet externe, celui de la Financière immobilière Bordeaux (FIB), et celui de l’actuel PDG de la société en redressement judiciaire.

Au final, la conception externe a été préférée. En effet, le FIB, fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial détenu par l’entrepreneur Michel Ohayon, qui a notamment acquis 22 franchises Galeries Lafayette en région en 2018, a obtenu l’accord du tribunal de Lille. Cette offre a également été privilégiée par le Comité Social et Economique (CSE) et l’Inter-syndicale CFDT-CGT-FO.

Ainsi, la FIB devrait reprendre 511 magasins et 2 619 collaborateurs, sur les 634 magasins de l’entreprise et 3 146 collaborateurs, dont 438 au siège de Roubaix. “C’est une victoire pour une entreprise, c’est aussi une victoire pour la loi“, A réagi l’avocat de la FIB Olivier Pardo, qui veut Camaïeu, à l’AFP”il devient la grande entreprise qu’il était autrefois“. D’autres employés seront licenciés pour des raisons économiques dans le cadre d’un PSE.”Il y a moins de perturbations», A souligné pour sa part Omar Rahni, représentant de la CGT auprès du CSE, avant l’audience. “Et puis, comment accompagner une équipe de direction qui abandonne la boîte, la reprend, bénéficie d’aides d’État, fait supprimer la liste et en profite pour fermer des magasins et licencier des travailleurs?».

Il évoque ici la deuxième offre du jour, rejetée, réalisée notamment par l’actuel PDG de l’entreprise, Joannes Soënen, et par trois fonds déjà actionnaires (GoldenTree, CVC et Farallon), soutenus par le syndicat majoritaire (38%) United pour agir ensemble (UPAE). Il prévoyait de conserver 2 520 emplois, une centaine de moins, et de reprendre 446 magasins, dont 43 sous la marque de prêt-à-porter féminin de la galaxie Mulliez, Grain de malice. Selon Van Minh Nguyen, élu UPAE au CSE, ce projet est “plus durable». “L’offre comprend moins de magasins mais est plus en adéquation avec le marché textile actuel, en difficulté“, Il croit.

READ  Johnson & Johnson Group lance la phase finale de l'essai clinique sur les vaccins

Le 24 juillet, à l’issue de l’audience, tendue, devant le tribunal de commerce, Joannes Soënen avait assuré qu’il avait “un plan bien identifié, une feuille de route clairepour que Camaïeu soit dynamisé pour les dix prochaines annéesLa nouvelle direction s’associerait à Log’s, un logisticien du nord, qui intégrerait les 153 salariés de l’entrepôt de Roubaix et investirait 25 millions d’euros pour en créer un nouveau, selon son PDG Franck Gimomprez. Le syndicat Camaïeu craint l’entreprise. il se séparera à terme du fournisseur de services actuel Dispéo, qui emploie plus de 100 personnes à Hem pour commander Internet.

Fondée en 1984, Camaïeu a été mise sous séquestre le 26 mai “fortement impacté par la crise sanitaire et l’absence de prêt garanti par l’Etat (PGE) qui aurait permis de la surmonterCette situation, selon une source proche de la direction. Début mars “l’entreprise avait entamé la mise en œuvre de son plan de transformation et était sur le point de conclure un accord de prêt avec les actionnaires et les banques». Plus “la crise sanitaire a contraint le groupe à fermer brutalement plus de 800 magasins dans le monde“, Résultant en”perte de 162 millions d’euros», Veuillez préciser cette source.

Les syndicats et les syndicats des branches belge et luxembourgeoise appellent à des enquêtes, affirmant qu’ils l’ont fait »conviction profonde“de”depuis mars tout est organisé“pour”faire faillite et non par un plan social négocié“. Ce que la direction réfute. Selon l’avocat de la FIB Olivier Pardo, l’ordonnance du 20 mai relative aux difficultés des entreprises en raison de l’épidémie de coronavirus, qui assouplit les règles pour un cadre de présenter une offre de détection leur entreprise, ne peut pas postuler pour Camaïeu, car le “les difficultés ne sont pas liées à Covid mais antérieures et l’offre FIB est meilleure». “Il serait illégal d’autoriser cette offre», Précise-t-il. Fin 2018, l’entreprise a été reprise par ses créanciers après une procédure de sauvegarde. En 2016, elle avait déjà négocié avec ses créanciers que la moitié de sa dette, qui s’élevait alors à un milliard d’euros, était convertie en Actions.

READ  Les marchés actions européens attendent la BCE avec prudence

Juliette Deforest

"Évangéliste de télévision. Communicateur sans excuse. Fanatique de bacon primé. Accro de la nourriture en général."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer