Science

Pouvons-nous récupérer l’énergie des déchets nucléaires?

Par exemple, les déchets de très faible quantité (gravats issus du démantèlement d’une centrale électrique, etc.), les déchets de faible et moyenne activité, de courte durée (outils de maintenance d’usine, etc.) et ceux issus de la recherche et de l’assistance médicale (Tomodensitométrie, radiothérapie, etc.) “ils sont trop faiblement radioactifs pour permettre une récupération d’énergie efficace” , explique Éric Lanes, ingénieur en science et technologie nucléaires à l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

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Concernant les déchets de moyenne activité à vie longue (gaines métalliques entourant le combustible dans le réacteur) et de forte activité (combustible usé), la chaleur dégagée par les conteneurs de stockage pourrait être récupérée lors de leurs années de refroidissement dans la piscine (sur le site de La Hague notamment), mais l’industriel Oran, qui s’occupe du recyclage, préfère actuellement une autre piste. En collaboration avec l’Andra, cherche à concevoir des générateurs capables de convertir la chaleur résultant de la désintégration des atomes radioactifs Américium 241 du combustible usé en électricité, une fois qu’il a été transféré à sa décharge. Selon Eric Lanes, ces futures mini-batteries pourraient alimenter, pendant des centaines d’années, les multiples capteurs installés pour surveiller le futur site de Bure (Meuse).

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Delphine Perrault

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