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premier jour d’une France redéfinie; ce soir les rayons des supermarchés ferment

La France vit une journée au ralenti, vendredi 30 octobre, avec l’entrée en vigueur d’un nouveau confinement destiné à ralentir la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, même si ses termes sont un peu moins drastiques par rapport à ceux du précédent, au printemps.

Ce confinement rénové, qui est entré en vigueur vendredi à minuit, doit durer au moins jusqu’à 1h du matinest Décembre. “Il n’y a pas d’autre solution”Le Premier ministre Jean Castex a déclaré jeudi soir à la suite de l’annonce de la mesure par le président Emmanuel Macron. Les autorités feront le point toutes les deux semaines sur l’évolution de l’épidémie pour voir si les mesures doivent être renforcées ou allégées. Le but de l’exécutif est d’atteindre “Environ 5 000” cas de contamination par jour, contre plus de 47 000 enregistrés jeudi.

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  • Augmentation des admissions aux soins intensifs, 545 décès en vingt-quatre heures

Le nombre de patients admis en réanimation ou en réanimation vendredi était de 3368, avec 422 nouvelles admissions de la veille, selon les données de santé publique française. Compte tenu de la sortie, le nombre de patients Covid-19 actuellement en réanimation a augmenté de 221 en vingt-quatre heures.

Le nombre de lits de réanimation, qui était déjà passé de 5 100 à 5 800 après la première épidémie, est passé à 6 400 en début de semaine et devrait bientôt dépasser 7 000, selon le ministre de la Santé Olivier Véran. “Quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en soins intensifs d’ici la mi-novembre”Emmanuel Macron a déclaré cette semaine, plus que les 7000 patients touchés au plus fort de la première vague de l’épidémie en avril.

Le nombre de personnes hospitalisées vendredi était de 22 153, contre 21 160 la veille. Le bilan de l’épidémie est désormais de 36 565 décès contre 36 020 jeudi, soit 545 nouveaux décès en une journée, selon les données fournies par Santé publique France. Le taux de positivité des tests continue de croître inexorablement, atteignant 20% vendredi, contre 19,4% la veille, 18,6% mercredi et seulement 4,5% début septembre.

  • Fermeture temporaire des départements livre et culture des supermarchés et magasins spécialisés

Pétition adressée au président Emmanuel Macron, forum des médias, libraires rebelles, appelle au boycott d’Amazon: les initiatives de soutien aux librairies fermées pour incarcération se multiplient. Ces boutiques ne font pas partie de la liste des soi-disant boutiques “Essentiel”, autorisé par le gouvernement à rester ouvert pendant le confinement.

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Une pétition, mis en ligne par le Syndicat de la librairie française pour demander l’ouverture de librairies, compte parmi ses premiers signataires des écrivains, des artistes et des personnalités importantes de la culture, comme Joann Sfar, Erik Orsenna, Delphine de Vigan, Philippe Delerm, l’ancien ministre et l’éditeur Françoise Nyssen, ainsi que de nombreux libraires et éditeurs. Plusieurs personnalités politiques, dont l’ancien président François Hollande, le maire du PS de Paris, Anne Hidalgo, et la présidente Libres (ex-LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ont véhiculé le même message.

Alors que les plateformes continuent de vendre des livres, un collectif de plus de 250 éditeurs, écrivains et libraires, dont Antoine Gallimard, Odile Jacob, Enki Bilal et Patrick Modiano, dénonce également: dans une chronique publiée dans Le monde, combien il était injuste de voir les librairies fermées.

De nombreuses voix ont également protesté contre la possibilité laissée à la Fnac et à d’autres acteurs de la grande distribution de vendre des livres. Le gouvernement a donc fini par imposer, vendredi soir, la fermeture temporaire de ses rayons dédiés aux librairies et à la culture, “Pour des raisons d’équité”.

“En ce qui concerne les bibliothèques, le système” click and collect “est possible et sera soutenu par des aides spécifiques”, précise le communiqué des ministres de l’Économie et de la Culture, Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot. Les deux ministres réuniront la semaine prochaine tous les acteurs de l’industrie du livre pour étudier avec eux les modalités d’une éventuelle réouverture des librairies.

  • De Perpignan à Aubusson, les maires défient l’interdiction de fermeture d’entreprises

Plusieurs élus et associations d’élus comme l’Association des maires de France (AMF) ont appelé à l’ouverture de davantage de commerces de proximité lors de leur incarcération vendredi. Ces derniers, pensent-ils, sont actuellement “Situé dans une situation de grave déséquilibre de concurrence” par rapport à la distribution de masse. Les maires de villes moyennes, comme Perpignan, ou de plus petites comme Brive ou Aubusson, ont pris des ordonnances autorisant l’ouverture d’entreprises non alimentaires.

Ils ont fait valoir, comme le maire de Brive, Frédéric Soulier, d’un “Violation de l’égalité entre les petits commerces et les grands et moyens magasins”. Plusieurs préfectures ont demandé aux maires en question de retirer leurs décrets.

De son côté, la fédération des commerçants de jouets a annoncé vendredi le dépôt d’un résumé devant le Conseil d’Etat demandant la suspension de la vente de jouets dans les hypermarchés, qui contrairement à eux sont autorisés à ouvrir lors de la nouvelle confiscation.

  • Le Sénat vote pour prolonger l’état d’urgence sanitaire

Le Sénat, dominé par l’opposition de droite, a voté vendredi à main levée, en première lecture, la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, le limitant au 31 janvier, tandis que le gouvernement souhaite qu’il soit prolongé jusqu’au 16 février.

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Mais c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot lors de la dernière lecture de vendredi prochain. Car le texte voté en première lecture, à main levée, par le Sénat est très différent du projet de loi approuvé samedi dernier par les députés. Et, sans surprise, les députés et les sénateurs ne sont pas parvenus à s’entendre sur un texte commun en commission mixte après le vote au Sénat.

Les rues de Blois lors de la première journée de reconfirmation, le 30 octobre.
  • Une France redéfinie, mais pas sous couverture

Les restrictions sanitaires sont désormais en place dans toute la France depuis au moins un mois, avec des conditions autres que mars. Comme lors du confinement printanier, le mouvement n’est autorisé que pour certaines raisons et avec un certificat. Des dérogations sont possibles pour les courses, pour aller chez le médecin, mais aussi pour prendre l’air jusqu’à une heure et à moins d’un kilomètre de chez soi. L’amende coûtera toujours 135 euros, mais, pour faciliter les choses, cette fois, des «certificats permanents» seront délivrés par les entreprises et les écoles.

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Les comptoirs de service public ou les marchés alimentaires resteront ouverts (sauf décision contraire du préfet) et certains magasins bénéficient d’exemptions. Mais les entreprises jugées non essentielles (y compris les bars et les restaurants) resteront fermées.

Il y a trois grands changements depuis le printemps: les écoles, collèges et lycées rouvriront lundi après les vacances de la Toussaint, nous pourrons visiter les résidents des maisons de retraite médicalisées et les travaux se poursuivront. Mais “Le recours au télétravail doit être le plus massif possible”, “Cinq jours sur cinq”, selon M. Castex. Ce n’est pas “Pas une option”, mais un “Obligation”, a insisté la ministre du Travail, Elisabeth Borne.

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  • Forte augmentation de la contamination chez les personnes âgées

Le nombre de décès liés à Covid-19 est “Augmenté de façon significative” la semaine dernière, et cette tendance risque de s’accentuer en raison de l’augmentation de la contamination des personnes âgées, notamment dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), selon les données hebdomadaires de Santé publique France publiées vendredi.

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Dans la semaine du 19 au 25 octobre, le nombre de cas confirmés dans les établissements médico-sociaux, y compris les maisons de retraite médicalisées, a enregistré une forte augmentation (+ 84% par rapport à la semaine précédente). Ce constat concerne toutes les personnes de plus de 65 ans, même celles qui ne vivent pas en maison de retraite médicalisée: l’autorité sanitaire note un “Propagation significative de l’épidémie” dans ce groupe d’âge.

Le nombre de cas confirmés a bondi de 68% au cours de cette semaine chez les 65-74 ans et de 89% chez les plus de 75. De même, le nombre d’hospitalisations des personnes de plus de 65 ans a été multiplié par huit depuis le début. de septembre et le nombre d’admissions aux soins intensifs de sept.

Dans la semaine du 19 au 25 octobre, 1318 décès liés à Covid-19 ont été enregistrés dans les hôpitaux et les structures médico-sociales (y compris les maisons de retraite médicalisées), contre 872 la semaine précédente, soit “Nettoyer” Augmentation de 51%.

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  • Vers une récession plus profonde que prévu

Le 30 octobre, les travailleurs de l'entreprise Amost ont posé les enseignes au sol devant la gare de Lyon-Part-Dieu à Lyon. Lors de leur première hospitalisation, ils ont dû attendre six semaines avant de pouvoir reprendre le travail.

Sans surprise, la reconfiguration pèsera lourdement sur l’économie française et le gouvernement s’attend désormais à une récession un peu plus sévère que prévu cette année, malgré le fort rebond de l’économie française au troisième trimestre. Les mesures prises pour soutenir l’activité économique face au deuxième bloc entraîneront une nouvelle aggravation de la dette publique française. Cette dernière devrait donc représenter 119,8% du PIB en 2020, a déclaré vendredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Le gouvernement a l’intention d’allouer 15 milliards d’euros d’aide par mois d’emprisonnement. Parmi les leviers activés: l’extension du fonds de solidarité aux entreprises jusqu’à cinquante salariés, un crédit d’impôt pour les entrepreneurs qui renoncent à un mois de loyer, ou la possibilité de différer les remboursements de prêts pour les entreprises en difficulté.

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Le monde avec l’AFP

Benoit Béringer

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