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R, taux d’incidence …: parce que l’épidémie n’a rien à voir avec mars dernier

Santé

EN CHIFFRES – La situation actuelle de reprise de l’épidémie est-elle comparable à celle du printemps dernier, alors que les unités de réanimation étaient sur le point d’être complètement saturées? Olivier Véran a apporté quelques réponses, des chiffres à l’appui.

La circulation du Covid-19 s’accélère à nouveau en France. Mais revivrons-nous la même situation dans les hôpitaux qu’au printemps dernier? A l’appui des données, le ministre de la Santé Olivier Véran a comparé les deux périodes épidémiques dans son discours hebdomadaire de jeudi. Pour de nombreuses raisons, cette deuxième vague est très différente de la première vague. Voici ce qui change.

Le taux de propagation du virus est plus lent. “R-Factor” est l’outil de surveillance qui vous permet de mesurer la vitesse de circulation du virus en temps réel. Lorsque ce taux est bas, l’indicateur est inférieur à 1. En mars dernier, en pleine épidémie, cet indicateur en indiquait trois. Aujourd’hui c’est “trois fois moins qu’au printemps dernier, a annoncé Olivier Véran. Mais toujours supérieur à un. Cela signifie que le virus gagne du terrain. ”

Plus de tests positifs mais moins de contamination. Une augmentation du taux de tests positifs a également été observée ces dernières semaines, mais elle reste inférieure à celle de mars dernier. Au début de l’été: 1 personne sur 100 a été testée positive, maintenant elle est de 5 sur 100 “.C’est le reflet de la propagation de l’épidémieCependant, en mars dernier, une personne malade a infecté deux personnes tous les trois jours, tandis que maintenant une personne malade infecte en moyenne deux personnes toutes les deux semaines.

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“Nous ne combattons plus avec les mêmes armes”

Le mode de propagation n’est plus le même. Le virus n’a jamais cessé de circuler», souligne le ministre de la Santé, mais il circule surtout parmi les jeunes: 140 pour 100 000 en 15 – 44 ans dont 50% asymptomatiques. Le virus est passé des jeunes aux personnes âgées, plus vulnérables, depuis août.

La manière de combattre le virus a également changé. “On ne se bat plus avec les mêmes armes“, explique Olivier Véran. Le traitement et l’hospitalisation sont plus sûrs. Les cas graves ne vont plus forcément en réanimation. Le recours à l’assistance respiratoire n’est plus systématique. Les formes sévères sont réduites.

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La lecture des courbes épidémiques a changé. Il n’y a plus une seule courbe dans “aplatir“au niveau national, mais il y a”autant de courbes que d’épidémies ». Les mesures restrictives sont donc “différenciée, territorialisée, pour prendre en compte la situation de chaque lieu où le virus circule de manière différente“. La réalisation de”seuil d’avertissementMarseille, par exemple, est six fois au-dessus de ce seuil, contre trois fois pour Paris. Ces villes ne seront donc pas affectées par les mêmes décisions, qui deviennent des décisions locales.

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Delphine Perrault

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