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Svetlana Tsikhanovskaïa, candidate à la présidentielle par amour, est devenue le visage du soulèvement biélorusse

Intimidé? Un peu. Évasif? Parfois, dès qu’elle a été interrogée sur sa sécurité. Mais déterminé. Pour la première fois depuis son arrivée précipitée à Vilnius, Svetlana Tikhanovskaya, candidate à l’élection présidentielle bélarussienne du 9 août, est apparue dans la presse le vendredi 21 août. Sans s’attarder sur son propre destin, il a exprimé l’espoir que “Le bon sens prévaudra”, et qu’un dialogue s’instaure, en vue d’un nouvel examen, entre l’opposition et le régime d’Alexandre Loukachenko. Mais son message est clair: les gens “Il n’acceptera plus jamais le leadership actuel”.

Pendant ce temps, cela promettait une résolution de la crise ” dans les prochains jours “. Les premiers membres du conseil de coordination de l’opposition ont été convoqués par la police dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’État.

Le 17 août, dans une vidéo, Svetlana Tikhonovskaya a accepté sa transformation personnelle, encore inimaginable il y a quelques mois. “Je suis prêt à agir en tant que leader de la nation (…) ainsi le pays se calme et revient à la normale. Pour que nous puissions libérer tous les prisonniers politiques et préparer un cadre juridique “, dit-elle.

Candidat présidentiel pour l’amour, Mmoi même Tsikhanovskaïa, 37 ans, a comparu devant les électeurs sans le croire. Comment imaginer qu’elle, la mère des plus vulgaires, puisse déstabiliser un autocrate à la tête du pays pendant vingt-six ans? C’est toujours. C’est-à-dire aprèsélections massivement falsifiées, ce qui fit vaciller Alexandre Loukachenko, conduisant la rue à se mobiliser pour défendre son vote.

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Misogynie

Le sort de cette maman au foyer change en mai. Son mari, le blogueur Sergei Tsikhanovsky, vient d’être arrêté. Emprisonné pour trouble à l’ordre public, l’homme est en effet coupable d’avoir osé défier le régime en dénonçant le malheur de M. Loukachenko. Pendant des semaines, il a parcouru le pays pour filmer, dans les villes et à la campagne, les plaintes des habitants contre le chef de l’Etat. Un président qui aime se faire appeler “Batka” (“le père”), mais il refuse de protéger son peuple du Covid-19, qu’il considère comme une psychose dont nous nous occupons en plein air. Il s’est ainsi lancé dans la campagne présidentielle avec le seul programme pour mettre fin au règne du «cafard». Une fois mis derrière les barreaux, Mmoi même Tsikhanovskaïa, porté par la colère, le remplace.

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Alphonse Dumont

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