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Trump se rend en Géorgie pour le premier rassemblement depuis sa défaite et ce n’est pas un hasard

BRENDAN SMIALOWSKI via Getty Images

Le président Donald Trump à la Maison Blanche le 3 décembre 2020 (photo BRENDAN SMIALOWSKI / AFP via Getty Images)

ÉTATS-UNIS – Ce n’est pas un hasard. Ce samedi soir, 5 décembre, Donald Trump organise sa première réunion depuis sa défaite aux élections présidentielles un Joe Biden, dans l’État de Géorgie. Objectif: faire campagne lors d’une élection sénatoriale cruciale car elle décidera de l’équilibre des pouvoirs à Washington. La tribune républicaine risque de jouer un jeu dangereux devant ses partisans.

Qui refuse toujours de reconnaître sa défaite, procheun mois après l’annonce officielle, Va-t-il passer plus de temps sur scène en criant à la fraude dans un système «truqué» ou en exhortant les électeurs à se rassembler pour élire les deux candidats au Sénat républicain?

Une élection partielle avec un enjeu énorme

Le 5 janvier, deux sièges au Sénat des États-Unis, désormais détenus par des républicains, seront joués lors d’élections partielles en Géorgie. S’ils perdent, la chambre haute passera sous le contrôle des démocrates, car avec 50 sièges contre 50, futur vice-président Kamala Harris peut, conformément à la Constitution, voter pour décider de la parité. Et Joe Biden, qui sera investi le 20 janvier, comptera sur un Congrès pleinement démocratique pour développer son programme.

Mais si les républicains gardent la majorité à la chambre haute, le président devra faire face à un Congrès divisé, le Sénat aura le pouvoir de bloquer ses nominations et ses projets de loi importants.

Accompagné de son épouse Melania Trump, le président sortant organisera un «rassemblement pour la victoire» à 19 heures à Valdosta, en Géorgie rurale, avec les sénateurs sortants David Perdue et Kelly Loeffler.

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Une réunion qui n’a pas empêché Donald Trump de pulvériser des critiques aux autorités, certes républicaines, de Géorgie pour avoir refusé de renverser le résultat des élections, déjà vérifié et certifié, qui a donné la victoire à Joe Biden avec un court avantage de moins de 13 000 voix dans cet État conservateur.

Faisant déjà référence à sa nouvelle candidature en 2024, Donald Trump insiste sur le fait que les signatures sur les sondages du 3 novembre doivent encore être vérifiées. “Je gagnerai facilement” après cette vérification, a-t-il de nouveau tweeté samedi, alors que certains de ses avocats appelaient à boycotter les prochains sondages.

Les démocrates le croient toujours

En Géorgie, au premier tour, David Perdue a remporté plus de 88 000 voix devant son rival démocrate Jon Ossoff. Une marge importante mais pas suffisante pour lui donner plus de 50% des voix nécessaires pour gagner en Géorgie.

Kelly Loeffler avait plus de 300 000 voix derrière son rival, Raphael Warnock, mais au premier tour elle a fait face à la concurrence d’un autre républicain, Doug Collins (980 500 voix). Sur le papier, donc, les deux sénateurs républicains sortent victorieux.

Mais avec un électorat maintenant plus jeune et plus diversifié en Géorgie, et les démocrates galvanisés par la victoire de Joe Biden dans cet État qui n’avait pas voté pour un candidat à la présidentielle pour leur parti depuis 1992, les espoirs démocratiques grandissent. Et toute l’attention politique américaine est dirigée vers «l’État Peach».

“Ce n’est pas seulement la Géorgie”, a averti l’ancien président américain Barack Obama Vendredi, Campagne, en ligne pour les démocrates. “Il s’agit de l’Amérique et du monde.”

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Le même jour, le vice-président républicain Mike Pence était en Géorgie, où il a eu du mal à concilier deux messages électoraux: contester la victoire de Joe Biden et mobiliser les républicains: «Nous pouvons nous battre pour notre président et avoir plus de républicains au Sénat. à la fois “.

Joe Biden a assuré vendredi qu’il ferait également campagne en Géorgie, mais sans en préciser le calendrier. Preuve de l’importance de l’enjeu, 315 millions de dollars ont déjà été investis dans les campagnes publicitaires des quatre candidats au Sénat, selon le cabinet spécialisé AdImpact.

Voir aussi sur Le HuffPost: L’équipe de Donald Trump tente de prouver la fraude … avec des papiers

Benoit Béringer

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