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un ancien flic à la frontière d’Orly sur la jetée

Près de 200 documents confidentiels, dont des fichiers «S», envoyés aux services secrets Marocains : un ancien policier à la frontière d’Orly et un agent de sécurité de l’aéroport seront prochainement jugés à Créteil, soupçonnés d’avoir organisé la fuite d’informations sensibles de 2014 à 2017.

C’est dans le parc du deuxième aéroport français, marqué par 600 décollages et atterrissages quotidiens à heures normales, que les deux hommes se sont rencontrés. L’ancien policier, aujourd’hui à la retraite, était alors le chef de l’unité d’information du personnel de la police des frontières (PAF), un service chargé de rendre compte des informations sur les voies et les personnes figurant dans le registre des personnes recherchées. Parmi ceux-ci, les dossiers «S», pour «sécurité de l’État», qui regroupent des personnes soupçonnées de radicalisation islamiste.

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L’autre protagoniste de l’affaire, un Franco-Marocain de 57 ans connu dans le microcosme d’Orly, était alors directeur d’une société de sécurité aéroportuaire et aurait agi en tant qu’intermédiaire auprès d’un agent secret marocain intéressé par ces données confidentielles.

Voyage au Maroc ou en Angola

Au total, l’exécutif du PAF transmettrait 100 à 200 dossiers confidentiels, en échange de déplacements payés à tous frais vers le Maroc ou l’Angola, selon l’ordonnance de renvoi du 30 juillet dont l’AFP avait connaissance, confirmant une information de Parisien. L’enquête a également découvert “Le gisement d’espèces d’origine inconnue” pour un montant de 17000 euros sur le compte du policier et de son épouse, également endettés, d’octobre 2014 à mai 2017. «À l’époque, mon client était convaincu qu’il agissait dans le meilleur intérêt de la France. Il lui est proposé de collaborer avec le Maroc. Pour lui, c’est un moyen de surveiller les fichiers “S” et d’éviter de nouvelles attaques “, a défendu son avocate, Blandine Russo, à l’AFP, insistant “Désordres psychologiques” de son client au moment de l’accident.

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Selon l’enquête, le courtier aurait eu un “Lieu central” dans le diagramme en transmettant des fichiers confidentiels, dont beaucoup ont été trouvés à son domicile et à son bureau. Il aurait également réglementé les déplacements à l’étranger du policier et de sa famille, ce qu’il a nié lors de ses auditions, alors qu’il lançait le stratagème d’intrigues sur le policier. Interrogé par l’AFP, son avocat n’a pas voulu réagir.

Les deux hommes sont poursuivis pour “corruption, violation et dissimulation du secret professionnel, détournement de fonds et dissimulation des finalités du traitement des données personnelles”. L’agent marocain, qui avait déclaré une adresse en Alsace, reste introuvable. Dans la ligne de mire d’un mandat d’arrêt, il est poursuivi pour “corruption active”.

Vol de drogue dans un hôpital

La femme du policier apparaîtra également sur le quai. Considérant que les magistrats ne pouvaient ignorer l’origine des déplacements, elle se présentera pour «dissimulation de biens provenant de la corruption» mais aussi pour vol de drogue – donnée à l’intermédiaire – dans l’hôpital où elle travaillait comme soignante. Accusé, un autre responsable de la PAF a été complètement licencié à l’issue de l’enquête.

Au début de l’enquête, une source proche des services marocains a expliqué à l’AFP que le recrutement de “Taupes” capable de fournir des informations axées sur “Points de faiblesse” et les possibilités de chantage à ces failles (difficultés financières liées à l’endettement ou au jeu, habitudes sexuelles, engagement idéologique, etc.). “Il y a des gens partout prêts à être convaincus, c’est humain”, avait pointé du doigt cette source.

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Ouverte suite à un rapport anonyme en juillet 2016, l’enquête n’avait rien de commun. “Il est extrêmement rare qu’un dossier relatif à un secret d’État soit jugé de cette manière, notamment au moyen d’informations anonymes”, dénoncent les juges d’instruction dans leur ordonnance. Le procès devrait avoir lieu en 2021, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Le monde avec l’AFP

Alphonse Dumont

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