Économie

Un confinement qui «fonctionne» économiquement, selon Bruno Le Maire

«Ce confinement fonctionne bien mieux que le premier économiquement. “ Alors que les commerçants, les hôtels, les restaurants, la culture ou les sports sont très impressionnés, cette phrase, prononcée ce mardi 17 novembre par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, lors d’un échange avec la presse, fait écho à la note publiée le même jour par l’Insee. Ce document indique qu’après “Stupéfaction” de la première naissance, “Adaptation” de l’économie aux contraintes sanitaires elle permet de limiter considérablement l’impact du second confinement sur l’activité.

En tenant compte des inconnues sanitaires restantes, les statisticiens nationaux ont élaboré trois scénarios. Dans les cas les plus favorables, l’activité devrait retrouver son niveau de décembre à octobre, soit 4% en dessous du niveau d’avant la crise. Dans le pire des cas, l’activité de décembre resterait au niveau estimé pour novembre, soit 13% en dessous du niveau d’avant la crise. Cela se traduirait par une baisse du PIB comprise entre -2,5% et -6% pour le dernier trimestre de l’année. Le curseur de la récession oscille toujours entre – 9% et – 10%, un chiffre légèrement plus optimiste que celui utilisé par Bercy, qui est de – 11%.

“Certains indicateurs montrent que 2020 pourrait être meilleur”, le ministre a accepté, mais pour fixer une hypothèse “Sincère, prudent et responsable”, ce chiffre n’est pas révisé pour le moment, a-t-il expliqué. Cette mise en garde est “Une promesse de confiance pour les entrepreneurs et tous les Français”.

Réduction “moins brutale” de la consommation

Ce second confinement se traduit notamment par une baisse de la consommation “Moins brutal” celle au printemps: alors qu’elle avait baissé d’environ 30% en avril, à l’automne elle ne diminuerait que de moitié. D’un confinement à l’autre, les Français ont en effet adopté de nouvelles habitudes, souligne l’Insee, alors que dans le même temps de plus en plus d’entreprises s’adaptent à cette nouvelle donne. Vente en ligne “S’est envolée” dès le début du passage de la frontière, tandis que les ventes à emporter permettent de limiter les pauses en restauration.

Les ventes d’appareils électroménagers (produits électroniques de premier plan) ont connu un pic significatif

Tout cela, précise cependant l’INSEE, est loin de compenser les pertes de consommation liées à la fermeture d’entreprises et d’entreprises «non essentielles».

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Thierry Dufour

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