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Un homme s’est fait dévorer un bras par un lion lors d’un safari: il raconte sa nuit en enfer en Tanzanie

Le 1er août 2015, Patrick a été attaqué au milieu de la nuit par un lion lors d’un safari dans le parc national de Ruaha, en Tanzanie. Alors que la justice a reconnu la responsabilité de l’agence de voyages, la victime s’est confiée dans les colonnes du Parisien.

Des vacances de rêve qui se sont transformées en cauchemar … Amoureux de la nature, Patrick, 64 ans, et sa femme Brigitte, 63 ans, ont pris un safari photo en 2015 dans le parc national de Ruaha, en Tanzanie. Alors qu’ils dormaient paisiblement, c’est la nuit du 1er août 2015 que leurs vacances de rêve ont changé. Lors d’un entretien avec le Parisien, Patrick a rappelé: “À 3 heures du matin, ma femme a été réveillée par un animal qui la poussait, la poussait avec son museau. La bête a mis ses pattes sur le dos. Ma femme pensait que c’étaient des jambes vraiment lourdes. Et pour cause, c’était un lion qui était entré dans notre tente. Ce lion est alors venu vers moi. Je dormais. J’étais torse nu. J’ai dû sentir sa crinière sur ma poitrine. Il m’a réveillé. Et je me suis levé devant la gueule du lion. Puis il a attrapé mon visage pour essayer de me tirer hors de la tente, comme le font ces animaux qui prennent leur proie avant de la dévorer.

Désarmé, face à la présence d’une telle bête dans sa tente, Patrick n’a pas abandonné. «Je ne voulais pas être attrapé. J’ai résisté. Le lion, avec sa patte, a alors arraché tout mon bras gauche, du haut de l’épaule à l’avant-bras. La chair était partie, il ne restait que l’os. J’ai hurlé comme un animal. Un cri bestial. Ma femme a aussi pleuré. Le lion avait peur. Il fit un pas en arrière et sortit finalement de la tente. Pour être soigné, j’ai dû conduire une heure et demie en jeep, sans médicaments, sans morphine pour calmer la douleur. C’était terrible“, a-t-il rappelé. Si le joueur de 64 ans a subi quinze opérations pour tenter de”reconstruire«au bras, ça fait encore mal aujourd’hui et reste très marqué de cette nuit où il aurait pu perdre la vie.

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“Il n’y avait aucune surveillance de notre camp”

Pendant de nombreuses années, le couple s’est battu pour la responsabilité de l’agence de voyage britannique ATR, qui a organisé le safari. Patrick a expliqué: “La nuit où j’ai été attaqué, notre guide, armé, a dormi paisiblement dans sa tente. Il n’y a donc pas eu de surveillance de notre camp pendant que nous étions au milieu de la savane, dans une zone où se trouvaient des animaux sauvages. Pour moi, il y a donc une faute grave de l’organisateur de voyages. Enfin, c’est après près de quatre ans de combats que la justice britannique a reconnu la responsabilité de l’agence ATR. Alors que les juges n’ont pas encore déterminé les dommages-intérêts qui devraient être versés au couple, Patrick a déclaré: “JJe ne l’ai pas fait pour l’agent. Mais maintenant, les normes régissent la sécurité de ces camps installés au milieu de la savane. Et peut-être éviter la mort.

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Benoit Béringer

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