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un jeune militant condamné en appel à un an de prison, dont six mois de fermeture, pour mèmes

Son cas est devenu emblématique des restrictions aux libertés en Algérie, notamment sur Internet. Walid Kechida, un jeune militant algérien poursuivi pour publication “Memes” du Images détournées avec humour sur les réseaux sociaux – moqueurs des autorités et de la religion sur Facebook, il a été condamné en appel, dimanche 31 janvier, à un an de prison ferme, dont six mois clos, selon son avocat.

Lors du procès en appel tenu à Sétif, le parquet a pris trois ans de prison, la même sanction que celle infligée en première instance. “Nous attendions une libération, car Walid Kechida n’a rien fait qui mérite la prison”, a déclaré l’avocat Fouad Betka, membre de son comité de défense. Mais “Il a été condamné à un an de prison, dont six mois fixes et six mois avec sursis, et une amende de 30 000 dinars [185 euros] “.

Information confirmée par le Comité national pour la libération des prisonniers (CNLD), une association qui vient en aide aux prisonniers d’opinion en Algérie. M. Kechida, 25 ans, pourra sortir de prison ce dimanche. Il était en détention depuis le 27 avril. “Soulagement. Quittez la prison aujourd’hui après neuf mois de détention et une condamnation sur fond de dossier vide et de poursuites pénales non fondées”., a salué le vice-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi sur Twitter.

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Le groupe Facebook Hirak Memes

Militant connu des jeunes Algériens, partisan du Hirak, le mouvement populaire de protestation né en février 2019, M. Kechida a été poursuivi pour “Cela offense le président [Abdelmadjid Tebboune], “Aux préceptes de l’Islam” est “Outrage au corps”. Il était accusé d’avoir publié des mèmes concernant les autorités, en particulier le président et la religion. Ces illustrations virales ont été publiées sur le groupe Facebook Hirak Memes, dont M. Kechida était l’administrateur.

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Amnesty International et la LADDH ont appelé à la libération du militant de Sétif et à la levée de toutes les charges retenues contre lui. Selon le CNLD, environ 80 personnes sont actuellement incarcérées en Algérie dans le cadre des manifestations du Hirak ou pour des libertés individuelles. Procédure basée dans au moins 90% des cas sur des publications critiques des autorités sur les réseaux sociaux.

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Le monde avec l’AFP

Benoit Béringer

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