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un taux de mortalité à trois mois de 31% en USI

Le taux de mortalité des patients en réanimation entre fin février et début mai a atteint 31%, selon une étude portant sur plus de 4 000 patients, principalement en France. A 90 jours, 1298 patients sur 4244 admis en réanimation entre le 25 février et le 4 mai n’avaient pas survécu, précise l’étude rendue publique mardi 3 novembre, qui impliquait notamment Assistance-Publique / Hôpitaux de Paris (AP -HP) et les équipes Inserm.

Cependant, ce taux de mortalité s’est amélioré entre le début et la fin de l’étude: il est passé de 42 à 25%, sans savoir si cela était dû à une moindre gravité des dommages, à une modification du profil du patient ou à une meilleure prise en charge. par exemple.

Les auteurs notent également que “la mortalité était plus élevée chez les patients âgés, diabétiques et obèses», Les personnes immunodéprimées, celles qui ont eu les problèmes respiratoires les plus sévères et celles qui ont souffert d’un court délai entre les premiers symptômes et l’admission en USI.

Parmi les quelque 4200 patients étudiés, 63% ont dû être intubés et mis sous respirateur dès le jour de leur admission et 80% au total ont dû être intubés à un moment ou à un autre de leur séjour, selon cette étude publiée dans Journal de médecine de soins intensifs.

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Un âge moyen de 63 ans

Les 4 244 patients, dont 74% d’hommes, inclus dans l’étude avaient un âge moyen de 63 ans et avaient été admis à l’USI pour insuffisance respiratoire aiguë secondaire à une infection par le SRAS-CoV-2, spécifique du He.

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Ils étaient, en moyenne, plus souvent obèses que la population générale. Ces patients étaient répartis dans 138 hôpitaux différents en France, en Belgique et en Suisse. 56% des patients ont été hospitalisés en Ile-de-France.

La gravité de ces patients associée à des périodes de séjour beaucoup plus longues que celles observées chez des patients de même gravité atteints de SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë, NDLR) sans rapport avec le COVID-19 peut expliquer la pression sur les capacités. recevoir des services de réanimation pendant la première vagueAP-HP a commenté dans un communiqué de presse présentant l’étude mardi.

Un suivi à plus long terme est désormais nécessaire pour avoir une description complète du pronostic et des séquelles des patients atteints des formes les plus sévères de COVID-19 hospitalisés en USI», Ajoute AP-HP.

Delphine Perrault

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