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un virus similaire au SRAS-CoV-2 circulait déjà au Cambodge en 2010

Aurions-nous pu vivre une pandémie mondiale 10 ans plus tôt? Des scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle de Paris ont réalisé en 2010, études virologiques sur les chauves-souris au Cambodge. 10 ans plus tard, après avoir été stockés au congélateur à -80 degrés, les échantillons prélevés ont été récemment analysés par une équipe du Muséum national d’histoire naturelle.

Selon Alexandre Hassanin, qui travaille à l’Institut de Systématique, d’Evolution, de Biodiversité (ISYEB) et écrit pour nos collègues de Ouest de la France, les échantillons ont été testés pour le Sarbecovirus, groupe de la famille des coronavirus, développé chez plusieurs espèces de chauves-souris. Deux échantillons se sont révélés positifs pour la réaction PCR et le séquençage a été réalisé par l’Institut Pasteur à Paris.

Ce séquençage a révélé deux variantes d’un nouveau virus près de SARS-CoV-2, le virus actuellement responsable de la pandémie de Covid-19. D’après cette recherche transmise par Ouest de la France, on peut en déduire que des virus proches du SRAS-CoV-2 circulent depuis plus d’une décennie chez certaines espèces de chauves-souris en Asie du Sud-Est.

Le pangolin contaminé par la chauve-souris?

Alors, lequel des pangolins ou des chauves-souris est “responsable” de la pandémie de Covid-19? Cette recherche anime un peu la question. En fait, on sait que les sarbécovirus sont particulièrement transmis de chauves-souris du genre Rhinolophus. C’est aussi ce type de chauve-souris qui a été (très probablement) responsable de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) qui est apparue pour la première fois en Chine en 2002, étant également un Sarbecovirus.

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L’une des théories souvent avancées par les scientifiques concernant la transmission du SRAS-CoV-2 aux humains est que la chauve-souris aurait initialement transmis le virus au pangolin avant que ce dernier ne nous le transmette à son tour. Cette hypothèse est corroborée par des recherches récentes du Muséum national d’histoire naturelle, explique Alexandre Hassanin dans le journal régional.

En effet, la découverte de ces virus de type SRAS-CoV-2 chez des chauves-souris Rhinolophus capturées au Cambodge il y a 10 ans montre que l’animal il a peut-être rencontré des pangolins dans des grottes d’Asie du Sud-Est. L’arrivée du virus en Chine pourrait donc s’expliquer par le trafic de pangolins, braconnage pour ses écailles, qui s’est intensifié ces dernières années. En fait, de nombreuses espèces de pangolins ont été exportées vers la Chine, ce qui pourrait avoir facilité la circulation du SRAS-CoV-2 dans le pays.

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Delphine Perrault

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