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une accélération de la circulation du virus “menaçant”

L’épidémiologiste Laurent Filleul, directeur régional français de la santé publique, estime que la situation est “menaçant” : dans la région Nouvelle-Aquitaine, le taux d’incidence a doublé en une semaine. C’est-à-dire que le nombre de nouveaux cas positifs pour 100 000 habitants est toujours plus élevé, atteignant 49 la semaine dernière, du 23 au 29 août (contre le 24,5 annoncé mardi dernier). La Gironde, placée en haute vulnérabilité, a enregistré un pic à 120 cas pour 100 000 habitants. Le Lot-et-Garonne est placé en vulnérabilité modérée par Santé Publique France, qui rejoint les Pyrénées-Atlantiques.

L’ARS, la régie régionale de la santé, a désormais décidé de communiquer sur les données de suivi d’évolution (grappes, tests, etc …) uniquement le vendredi et non plus deux fois par semaine. Les dernières données annoncées le vendredi 28 août font état de 36 grappes en cours, dont trois en maison de retraite. La préfecture de la Dordogne l’a indiqué ce lundi après-midi 11 cas de coronavirus avaient été détectés à l’École nationale de police de Périgueux.

Peu ou pas de formes sévères

“Il y a une augmentation des cas dans tous les départements de la Nouvelle-Aquitaine”, considérez Laurent Filleul. “Nous avons certains départements où nous avons une accélération de la circulation du virus, et nous avons un département, la Gironde, où nous avons une circulation active, où il se propage de manière très significative. Cependant, nous n’avons pas de formes sévères.”

Que signifie cette accélération? Pour Laurent Filleul, cela signifie “Les mesures de barrière, l’utilisation d’un masque et la distanciation physique telles qu’appliquées aujourd’hui ne suffisent pas à ralentir la circulation du virus. Alors disons qu’on teste plus. En effet. Mais quand on détecte, le taux de positivité (Note de l’éditeur: la relation entre le nombre de tests positifs et le nombre de tests effectués) augmente de manière plus significative. Et dans certaines régions, ou territoires, où le nombre de tests effectués est stable, le taux de positivité augmente. “

L’épidémiologiste note que les personnes les plus touchées aujourd’hui ont entre 20 et 30 ans. “On assiste à des soirées festives, poursuit-il. Mais à un certain moment, quand ces personnes rencontrent des personnes fragiles, c’est alors qu’on risque de rencontrer des formes graves”.

Les chiffres de l’épidémie dans la région

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Cunégonde Lestrange

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