Actualité à la Une

Violences sexuelles, affaire Duhamel … Sciences-po en ébullition après une vague de témoignages

«Je ne veux plus faire Sciences-po. »Le dégoût revient, insistant, sur les comptes Twitter des lycéens. L’aura de l’Institut d’études politiques (IEP) a été durement touchée lorsque, mardi, les témoignages d’étudiants faisant état de violences et de comportements sexistes, y compris le viol, ont été brisés sous le mot-clé “science pig”. Une enquête préliminaire a été ouverte pour viol à Toulouse, deux pour violences sexuelles à Grenoble et une plainte à la justice à Strasbourg. Des allégations jugées suffisamment sérieuses pour permettre au gouvernement de convoquer une réunion ce mercredi soir avec tous les directeurs de l’IEP en France.

C’est du vaisseau amiral, Sciences-po Paris, que le premier domino est tombé, poussé par l’explosion du scandale Olivier Duhamel, le 7 janvier. Le politologue, accusé par sa belle-fille Camille Kouchner, d’avoir abusé de son frère alors que ce dernier avait 13 ans, présidait la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP). Il a démissionné de ce corps qui détient les clés du coffre-fort et du pouvoir au sein de la célèbre école dès que le scandale a été révélé. Sans l’éteindre.

Sur le point chaud, le réalisateur démissionne

Pendant un mois, le directeur de Sciences-po Paris, Frédéric Mion, a également été sous pression. Certains élèves et enseignants l’ont grondé pour avoir prétendu ignorer les allégations concernant Olivier Duhamel, alors qu’il avait été prévenu en 2018. Ce mardi, Marianne Il a également révélé que le directeur avait soulevé le cas Duhamel avec l’ancien secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume. Un élément que la personne avait jusque-là toujours nié.

Mardi soir, Frédéric Mion a remis sa démission. «J’espère que cela permettra le retour à la sérénité si nécessaire au travail de chacun», écrit l’ancien maire de l’ENA promotion, dans son e-mail, envoyé à 22h00 aux étudiants et au personnel.

READ  Mbappé sort du silence sur son extension et son avenir

Évitez le “coup de couette”

Sa chaise ne sera vide que pendant une courte période. En moins de 24 heures, Bénédicte Durand, directrice des études et bras droit de Frédéric Mion, a été nommée conseiller par intérim, alors que le processus de sélection d’un nouveau directeur a démarré depuis au moins six mois. Dans le même temps, la succession d’Olivier Duhamel, dont l’intérim est actuellement assuré par l’ancien PDG de Renault Louis Schweitzer, aura lieu en mai.

Dans la bataille pour ces postes clés, le premier coup est déjà passé: Nicolas Metzger, enseignant de l’école et président du conseil d’administration de Sciences-po de 2016 à 2019, a annoncé mercredi la création d’un «comité», Aimé de rassembler les tenants d’une «renaissance» de l’école parisienne.

“Il ne faut pas faire sauter la couette. L’étranger nous regarde et voit un pédophile à la présidence, un directeur qui le couvre, un ancien secrétaire général du gouvernement impliqué …, énumère l’universitaire. C’est un système qui vient de Il faut en finir avec cette bouchée absolue de soi-même. “En 2017, à l’occasion du renouvellement du poste de directeur de l’IEP, la réunion d’examen des dossiers des candidats s’est tenue” dans la salle à manger d’Olivier Duhamel », assure Metzger.

“Tout a été décidé à l’avance”

L’académique Isabelle Barth, à l’époque seule candidate contre Frédéric Mion, garde également le souvenir d’une «mascarade» du processus de sélection. «Les résultats ont été décidés à l’avance», dit-il. Sciences-po m’a fait me sentir comme un clan, on ne le trouve dans aucune autre université. “

READ  Les Français craignent plus la crise sanitaire que la crise économique

Bulletin Essentiels du matin

Un tour de l’actualité pour commencer la journée

Louis Schweitzer, chargé de guider Sciences-po d’ici au printemps sous un ciel moins orageux, assure avoir «écouté la musique de l’opacité et de l’inter-moi» et «en tire les conséquences», avec la mise en place d’un nouveau processus de nomination membres exécutifs. Un ajustement que les tenants de la table rase balaient déjà comme «cosmétique».

Alphonse Dumont

"Ninja de bière certifié. Aficionado maléfique de la culture pop. Evangéliste de la télévision."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer